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Je veux pas qu’on me voit

vendredi 13 février 2015 par lilicrohn11

Il faisait nuit, lumière tamisée à l’intérieur d’un salon.
Deux filles et moi même étions cachées sous une couverture verte ou bleue claire à même le sol devant un canapé.
Nous étions dans le salon d’un jeune homme d’à peu près mon âge
et je dois dire qu’il était juste magnifique ! Une très jolie tête, brun aux yeux verts merveilleux. Mon inconscient a imaginé un homme parfait physiquement.

Le hic est que mon esprit s’est rappelé une phrase de son père :
"Ne l’approchez pas ! " Il faut dire qu’il était déjà si convoité par les filles...
Dans ma tête, j’ai imaginé ce père comme la figure de l’autorité, je crois même qu’il avait une longue barbe et un sceptre comme un pape...

Alors je restais en retrait alors que les deux filles d’à côté n’hésitèrent pas à montrer leur tête, faire de grands sourires afin de capter l’attention de ce beau jeune homme...
Il était assis sur une table, en train de pianoter sur son pc.
Avec plus de temps, j’ai quand même fini par sortir ma tête de la couverture laissant dévoiler mes longs cheveux bruns (un symbole de féminité et de séduction j’imagine).
C’est à ce moment bizarrement qu’il a délaissé son ordinateur et commençait à s’approcher de nous.
Mais je ne sais pas, contrairement aux deux autres, je me suis forcée à l’ignorer malgré moi car il m’intéressait.

Je me suis alors retrouvée dans une chambre face à un miroir à prétendre me brosser les cheveux. Quand je vois déambuler, courir dans le couloir son tout petit frère. Il est tout nu et semble paniqué.
Il pleure en criant, répétant : "Je veux pas qu’on me voit !!!"

Son frère, le beau garçon, arrive aussi vite que possible vers lui et le ramène à la salle de bain loin des regards indiscrets (dont le mien).

(Ps : Je devine que nous sommes encore dans le même tête, ça semble bien plus qu’une suite, devenir une obsession... Pourquoi ?)


L’image du père "figure de l’autorité" est celle de votre Surmoi.

L’Oedipe permet à l’enfant, la petite fille dans votre cas, d’intégrer sa place dans les générations et sa famille. Pour cela l’interdit (de l’inceste évidemment, mais le "non" est une étape du développement mise en évidence par Spitz ("le non et le oui") également capitale, parlons donc d’interdit en général) est nécessaire et constructif. Cet interdit est assimilé par l’enfant et demeure en lui, comme un reste actif de cette période, que l’on nomme Surmoi et qui, agressivement, dicte encore à l’adulte l’attitude attendue de lui (ou du petit enfant qu’il est resté finalement).

Le Surmoi vient du père, il est l’héritier de l’Oedipe. Ce surmoi peut être très sévère, on le retrouve en particulier dans son exagération dans le masochisme moral.

Aussi, la "figure de l’autorité", comment la comprendre autrement que comme votre propre surmoi. Un "pape" ! Avec le côté non-sexuel du personnage, alors que le Surmoi se construit justement durant la phase génitale, le mot est parfaitement choisi (le pape qui freine ses instincts sexuels, je comprends, de sa propre voix il se châtre).

Ainsi il vous interdit de vous approcher de ce garçon ? La voix du père vous empêche d’envisager de vous montrer à ce garçon ?

Certes, vous finissez par montrer vos cheveux, symbole de féminité, dont vous apportez la signification. Mais alors le rêve bascule. Il n’y a pas de suite possible.

Vous vous retrouvez face au miroir, à vous peigner les cheveux, dans un geste narcissique, retournant le sexuel sur vous-même, rendant belle votre chevelure pour personne d’autre que vous-même. Vous êtes comme Narcisse au-dessus du fleuve, à aimer votre reflet, comme signe de votre renonciation à tout autre objet d’amour (le garçon pourtant si beau, exactement comme dans le mythe de Narcisse).

Cette absence de suite est une fuite. Votre refus de voir et d’être vu est projeté sur ce petit garçon, qui à la fois ne doit pas être vu, mais en même temps hurle tout nu pour attirer à lui les regards indiscrets (et faire revenir le beau garçon par la même occasion).

Pourquoi n’est-ce pas vous qui vous trouvez nue devant ce beau garçon ? Car c’est votre désir finalement exprimé dans ce rêve. Vous dites que vous ne voulez pas qu’on vous voit mais c’est en réalité l’inverse que vous désirez. D’ailleurs vous tentez de sortir de votre couverture, de montrer votre nature réelle (vos cheveux). Mais la voix qui dit "ne pas" se fait entendre aussitôt.

Certes on est à l’intérieur de vous encore dans ce rêve, mais comme dans tous les rêves on est en même temps à l’extérieur. Une fois le soutien de votre masculin intérieur acquis, il faut maintenant se confronter à l’interdiction oedipienne, à son agressivité, retournée contre votre Moi, avant de pouvoir accéder au masculin extérieur, au garçon.

L’évolution notée à la fin de votre dernier rêve reste la même : le masculin vécu de façon agressive de l’extérieur a disparu, il est aujourd’hui terriblement beau, séduisant, mais se redécouvre alors le masculin surmoique, castrateur, qui vous interdit toute relation.

C’est comme si la violence de vos sentiments oedipiens vous avaient marquée au point que vous revivez aujourd’hui tout désir envers un homme comme marqué du même interdit. Or l’oedipe est au contraire la promesse faite à la petite fille qu’elle serait plus tard une femme (sur l’exemple de la mère) qui pourrait avoir des enfants d’un autre homme (sur l’exemple du père). Uniquement réfléchir à cette absence de liberté qui vous est imposée dans le rêve devrait vous aider à apporter davantage de fluidité dans votre fonctionnement inconscient.


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