Signification rêve

Animus négatif, Manque d’énergie vitale, Dés-idéalisation de la personne sur laquelle je projette, on sort des frustrations matérielles

Voici une suite de 5 rêves dont je propose une auto-interprétation assez simple pour chacun de sorte à pouvoir la revoir par la suite et ajuster si nécessaire.

Rêve 1

Dans le premier je suis dans une pièce, aux murs on peut voir de la lumière filtrée par les fenêtres avec des volets à demi fermés. Je suis seul dans cette pièce, le sol est couvert d’herbe. Au centre une voiture et au sol ses clés.
Je sais que dehors, c’est la guerre. Mais dans ce rêve j’ai un frère et il y est. On me dis qu’il ne peut y avoir qu’un seul enfant par famille et qu’il est hypersensible.
Alors je mets au fenêtre et dépose de l’argent à chacune d’entre elles en m’attendant à ce qu’il vienne me chercher.
Et j’attends.

Auto-interprétation :

Une ambiance se distingue d’emblée du rêve, la solitude. Pourtant je pourrais partir, il y a là une voiture et ses clés, alors pourquoi est-ce-que je ne le fais pas ?
Mon frère est hypersensible. Or je n’ai pas de frère dans la réalité le rêve se sert donc ici de ce personnage pour une projection. Je projette une partie de ma personnalité sur celui-ci. Et si ce n’est pas de l’hypersensibilité (il suffit de voir les précédents rêves et le langage utilisé) c’est au moins une forme de sensibilité. Sensibilité à l’anima ? A l’animus ? Sûrement les deux étant donné le préfixe "hyper".
"Un seul enfant par famille", je comprends par là personnellement que c’est plus une qualité à développer qu’une partie moins sensible de ma personnalité qui disparaîtra la totalité étant toujours à préférer à la perfection.

Rêve 2

On continue avec le deuxième rêve.
J’étais dans une ville, la ville natale de mon père. J’étais là, devant une place et un garçon sort d’un gros fourgon blanc. Je le salue puis me dirige vers une machine à glace italiennes sur laquelle je frotte mon visage comme pour lui faire un câlin.
C’est alors que je remarque une fille, elle vient d’arriver et me dis "Et à moi tu ne me dis pas bonjour ?"
Alors je pars aussi la saluer.
Ensuite je me trouve dans la ville où est mon appartement, il fait nuit noire et il y a dans mon immeuble une soirée pour fille à laquelle j’aimerais aller.

Auto-interprétation :

Câliner une machine à glace ? C’est un geste qui peut paraître assez idiot, pourtant il montre du désir envers cette machine à glace. Or, selon Jung le but de tout processus d’individuation est de tendre soi-même vers son propre désir.
Dans les rêves précédents on notait beaucoup de frustrations matérielles en rapport avec la glace, friandise gelée qui peut-être symbole d’amour froid.
Le rêve m’aide à prendre conscience que oui, cette glace je la veux.
Et là vient cette fille : "Tu ne me dis pas bonjour à moi ?", je vois ça comme la galanterie c’est au minimum saluer la fille avant de faire tout geste idiot.

Rêve 3

Dans le troisième rêve j’étais dans un bâtiment. On étais assis à table avec ma sœur, son copain et leurs amis. J’apprends que le copain de ma sœur l’a trompée avec une dame blonde, habillée en bleu sous prétexte "qu’elle voulait du zizi et qu’elle avait de grosses fesses" a-t-il dit avec un sourire idiot. Le plus bizarre (POUR MOI, et c’est important pour comprendre la différence entre certains types psychologiques) c’est que la scène n’a l’air de choquer personne.
Je devais passer un examen après cela.
Alors je traverse un couloir de ce bâtiment et je vois un enfant. Il y a de la lumière aux reflets bleutés à côté de lui. Il pleurait, quelqu’un venait de mourir.
Moi je suis là debout et met mon index et mon majeur face à ma yeux puis aux sien ; comme si je voulais lui faire une promesse.
Je me réveil, j’ai des larmes aux yeux.

Auto-interprétation :

D’abord le copain de ma soeur. Ici il représente l’archétype de l’animus le plus négatif qu’il puisse y avoir, macho, il commet une adultère, c’est aussi un punk (donc culture anti-conformiste).
Ensuite l’enfant. Je ne me souviens pas l’avoir celui-là auparavant. Mais si c’est un enfant divin, ou un troisième terme qui serait apparu auparavant peut-importe, l’important c’est qu’il pleure. Signe de manque d’énergie vitale, je lui fais la promesse de la retrouver.

Rêve 4

Dans le quatrième rêve je suis sur une terre aride et désolée. Je suis là avec A, nous nous cachons dans une ville fantôme et il a un arc. Je le vois tirer une flèche enflammée à la base d’une tour ou bien peut-être d’un moulin, je crois qu’il fait cela pour libérer des gens.
Ensuite je me souviens avoir été en voiture sur une route. Par la fenêtre je vois un champ, l’ambiance est toujours aussi sèche. Sur ce champ il y a une dame habillée de mauve qui dit "on ne construit rien ici".

Auto-interprétation :

La guerre, la sécheresse, une flèche enflammée. Il manque d’eau dans ce rêve. On continue donc de remarquer le manque d’énergie vitale qui de plus est lié au manque d’eau et donc de féminin, d’anima.
Ce rêve retrace aussi des événements passés, déjà vu sous une autre forme en rêve (voir les articles "Moi, Projections négatives et Anima" et l’article "Blockhaus sous l’eau, Dumbledore, Castration et fripon divin"). Or il y avait beaucoup d’eau à ce moment et un enfant en bonne santé également.
"Ici on ne construit rien" dit la dame habillée de mauve, couleur ’spirituelle’ dans le sens où elle est un mélange de rouge (passion) et de bleu (tempérance), c’est donc une couleur à poursuivre. On ne construit rien ? D’accord, on a pas d’idée, ou bien peut-être faut-il ne pas avoir d’idée.

Rêve 5

Et on finit par le cinquième rêve. Ma maison est un navire. Dehors c’est l’apocalypse et une horde de zombis. (animus négatif ++++)
Depuis ma salle de bain, je veux poser une table dehors. Il y a dessus de la nourriture et je crois que la table se trouve posée dans l’eau. Je suis avec deux autres personnes dans ma maison-navire, on souhaite rester en sûreté.
Ensuite je me trouve dans un bâtiment au mur gris et je dois passer un cours (peut-être de musique), je crois me souvenir ne pas l’avoir très bien réussi parce-que je devais en passer deux en parallèles.
Alors, je dois traverser un pont dehors là où il y a cette apocalypse de zombis. Une fois fait un chien enragé me saute sur mon dos, je m’allonge sur le dos puis lui plante un coup de poignard en plein poitrine, c’est fait, le chien me laisse tranquille, il n’a plus le choix.
Je me souviens avoir vu une planète ou bien un astéroïde plein de cratères creux. Des monstres bleus avec une multitude de pattes suçaient ces trous, comme des ventouses.
Puis le pont passé je suis sur une plateforme, il y a des gens. Au moins un monsieur et mon précédent amour. A partir d’ici le rêve est plus lumineux, fait de couleurs jaunes et vertes. On descend jusqu’à la mer. Elle me dit qu’elle aimerait travailler à la bibliothèque puis va se baigner dans l’eau.
On pose une table légèrement au dessus de l’eau, à l’abri sous un toit de béton et on me propose un café, plusieurs adultes d’environ quarante ans y sont. J’accepte le café avec joie.

Auto-interprétation

Un rêve plein d’images et une chronologie pas très sûre. D’abord les zombis, un animus négatif à éviter. Ces monstres bleus qui sucent le centre de l’astéroïde serait-ce ça ? L’animus qui pompe la vie des autres ?
En tout cas après passage il y a ce chien enragé qui me saute dessus.
( Ici toute la symbolique venant de la mythologie grecque pourrait donc être appliquée, l’ambiance colle ça c’est sûr)
Bon. Pour compléter cette interprétation, on va aussi se servir d’autres rêves car les rêves, ça s’interprète plus facilement en série. Dans le dernier article, dans le rêve où buguait le CD un fait est simple "je m’ennuyais avec ma mère". Le chien marque une résistance au passage, au changement intérieur. Et là, par magie, mon précédent amour.
Donc, dés-idéalisation de la personne qui porte l’idéal de l’imago féminin pour une autre, plus ancienne : le passage est là. Le café ça pourrait être symbole de travail ou de réflexion vu les moments où l’on en boit généralement.
Se connecter à ses désirs et les faire valoir de la bonne façon c’est là l’individuation, c’est là où me porte à réfléchir mon rêve.

En revanche une table dans l’eau, qui plus est de la mer (donc /mère).. De la ’communication dans de l’inconscient’ ? Ou de la communication d’inconscient à inconscient ? Là je reste assez perplexe.


Toujours des rêves tellement riches. Dans le 1er, je comprends aussi le passage du 1 au 2. Quel est cet autre en Soi à rencontrer ? Pour l’instant on est dans l’attente.

Ensuite le rêve 2 dit le désir, toujours parfaitement d’accord avec vous, et c’est important cette sortie (cette soirée), cette envie.


Réponse : Le passage du 1 au 2 ? Ma foi, voilà quelque chose de plaisant à lire ! Et bien j’imagine que cet autre en Soi à rencontrer est l’ombre à extravertire (? je ne suis pas sûr que ça se dise) quand il le faut. Or à tout relire, je me demande s’il n’y a pas un lien avec le rêve 3 et donc si dans le premier je n’incarnerai en fait pas ma sœur, prise aux mains d’un copain macho. Le soucis vient de l’animus qui dans la vie réelle est jaloux quand il ne le faut pas et refoule la jalousie quand en fait il ne le faudrait pas. ... Ça parait si simple quand on lit cette dernière phrase, bref, à régler.

Dans le deuxième rêve pour moi la symbolique de la soirée n’est "rien d’autre" qu’un appel à vivre. La fête en rêve, c’est le calme intérieur si je ne me trompe. Vouloir y aller c’est mon inconscient qui me pousse à faire de mon mieux pour y accéder.


J’avais laissé là vos rêves, avec juste quelques notes prises après une première lecture, et vous les avez commentées. Cela ne pose aucun problème, je le note comme on apporte une interprétation.



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