Signification rêve

Mort de mes enfants

Dans ce rêve, deux de mes enfants ont trouvé la mort, douleur affreuse. Par contre, j’y ai retrouvé ma mère (qui est morte dans la réalité) sentiment de douceur par son soutien discret.

J étais chez mes parents pour un WE. Ma mère était vivante dans ce rêve (alors qu elle est decedée en 2010).

Dans une chambre j’ai couché mes 4 enfants, la chambre était petite, il y avait 2 coussins mis en hauteur sur un radiateur (qui ne fonctionnait pas). Pas de place pour mettre les coussins au sol, vu le peu de place de cette chambre, avec ce lit 2 personnes plus l’installation des 2 autres couchages. Seules les coussins disposés sur ce radiateur, apportaient une touchent de couleurs agréable à la chambre.

Au matin, 2 de mes enfants étaient mort, le deuxième est le troisième. Aucune explication du pourquoi comment. Juste la supposition qu ils n’ont peut être pas eu assez d’oxygène dans la nuit dans cette chambre. L’horreur.

Ma mère était présente, discrète mais présente pour me réconforter. Mon père était la, discret lui aussi, plus effacé que ma mère ne sachant pas comment réagir. Moi je criais et pleurais le nom de mes enfants.

Pendant des jours, assise dans la douche avec l’eau qui coule sur moi à appeler mes enfants (eau clair et transparente qui me permettait de me laisser aller à mes émotions très expansives). Et ma mère m’a laissé exprimer cette peine, a pris en considération qu il faudrait du temps, elle a accepter et ma laisser extérioriser ma peine et a soutenu à mon père qu il fallait me laisser le faire.

Dans mon rêve, l’empathie et son soutien discret de ma mère m’a choquée également (car dans la réalité, l’écoute et le soutien n’était pas réellement là). Mon mari était complètement absent de ce cauchemar.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire.


Merci à vous pour ce partage.

Durant toute la lecture de ce rêve, j’ai pensé qu’il avait pour but d’introduire le personnage de votre mère.

Le scénario horrible se met en place habillement. On croit dans un premier temps, comme dans les faits divers, que c’est le système de chauffage qui conduira à une intoxication. Tous ces détails morbides font penser à ceux mis en avant dans les journaux sous couvert d’information. Chacun de nous est fasciné par ces détails, c’est une part d’ombre commune, une ombre collective (sur le modèle de l’inconscient collectif de Jung) ?

C’est tellement travaillé que l’on n’y croit pas. Vous me lisez et vous vous dites : Mais il n’a pas vécu ce que j’ai vécu dans ce rêve ! Vos émotions sont parfaitement rapportées effectivement. Je les comprends. Mais ce que j’ajoute c’est que, d’un point de vue extérieur, que vous ne pouviez pas avoir dans le rêve justement, ces détails semblent trop scénarisés. Le but du rêve était d’aboutir ailleurs.

Et cet ailleurs, c’est au personnage de votre mère qu’il conduit. Elle est présente. Vous le répétez. Cette présence est invraisemblable, car votre mère est décédée mais surtout en raison du manque de présence, de holding aurait dit Winicott, ressenti auprès de cette mère.

Ce manque, ce trou, est comblé dans le rêve. C’est un rêve de compensation. Il vous renseigne sur ce qui vous a manqué, ce qui vous manque encore, ce que vous tentez toujours de combler à travers vos rêves. C’est un manque dont il faudrait faire le deuil.



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  • 9 janvier 2015

    C’est une semaine de vacances, je suis avec ma sœur ainée et sa fille qui est encore un bébé (alors qu’elle va avoir 4 ans en réalité).
    Nous sommes toutes les 3 avec mes deux fils de 10 ans et 4 ans.
    Je téléphone à une amie, la personne qui était la nourrice de mes enfants car j’aimerais passer la voir pendant cette semaine de congés, mais je veux savoir si elle est elle-même est en vacances.

    L’appel dure longtemps car j’ai d’abord en ligne la plus jeune des filles de ma nourrice, avec qui je parle longuement, enfin je parle et j’attends beaucoup en fait, je veux savoir si elle est en vacances. J’ai l’impression que ma nourrice et sa famille n’ont pas vraiment envie de me répondre. C’est compliqué, comme au ralenti.

    Pendant que je suis en ligne, ma sœur mange des tartines de confitures, elle met d’ailleurs énormément de confiture sur le pain, et vient me le dire, voir me le crier pendant que je parle au téléphone, ce qui me gêne mais me fait sourire en même temps.

    La fille de ma nourrice finit par me la passer, elle semble peu décider à me répondre. En discutant je m’aperçois que je ne suis plus au téléphone, mais dans le jardin de ma nourrice, avec ma sœur et mes fils. La maison que j’occupe et la sienne sont finalement, dans ce rêve, presque en face l’une de l’autre mais séparées par de très grand jardins.
    Je finis pas lui dire que j’aimerais juste boire un petit café, que cela ne durera pas longtemps, et je comprends grâce à ses mots qu’elle veut bien nous recevoir, mais qu’elle ne sera pas là pour gérer les enfants, ce qui ne me pose aucun souci bien entendu (je l’ai toujours fait même chez ma nourrice si les enfants étaient turbulents), ce qui d’ailleurs était un point de connivence entre nous deux, car beaucoup de parents étaient bien plus laxistes et cela l’énervait.
    Je lui présente ma sœur ainsi qu’à sa fille. Ma sœur et moi précisons qu’on ne peut rester longtemps ce jour-là car ma nièce fait la sieste dans notre maison.
    On part donc, mais je m’aperçois que mes deux fils sont sortis du jardin sans nous.

    On sort du jardin également, mais en fait il y a devant nos yeux, plein de voies ferrées qui nous séparent de notre terrain… Mon plus jeune fils est à mes côtés, ma sœur, ma nourrice et sa fille également, mais mon ainé, est déjà engagé sur les voies. La peur monte en moi, enfle, je sens le danger.

    Les feux de signalisation indiquent qu’un train va arriver, mon fils se retourne, il ne fait pas trop attention (il a dans la réalité un gros déficit de l’attention et un léger handicap physique – une hémiplégie légère, j’ai failli le perdre lors de sa naissance on ne peut plus compliquée). Mon fils veut revenir vers nous, je lui crie de rester où il est, de ne pas bouger, les barrières commencent à se baisser, il continue d’avancer vers moi, je crie pour qu’il court plus vite, les barrières se baissent encore, le train arrive, mon fils avance mais pas assez rapidement, je vois le train qui arrive de plus en plus, mais je me dis que mon garçon a le temps, qu’il peut le faire, mais le train le fauche devant mes yeux et coupe son corps en deux, je ne vois plus que ses jambes ensanglantées…

    Je me retourne vers ma sœur, je suis en état de choc, le souffle coupé, elle aussi, je tombe et je ne pense qu’à une seule phrase : « et de battre mon cœur s’est arrêté… »
    Je me réveille en panique, je pleure encore en écrivant ces mots.

    Merci d’avoir pris le temps de me lire.

    • 13 janvier 2015

      Il y a une opposition marquée dans ce rêve entre votre famille et celle de la nourrice.

      Cette opposition est tout d’abord marqué par la réticence de la relation entre les deux : la famille de la nourrice tarde à répondre à votre appel.

      Ensuite, d’un point de vue topographique, les deux maisons se font face mais sont séparées par de grands jardins.

      Enfin la séparation marquée par les voies de chemin de fer ?

      Je ne sais pas exactement ce que vous projetez sur cette amie, la personne qui était la nourrice de mes enfants, mais pour poursuivre mon interprétation je suppose : une autre famille, banale, avec des enfants sans handicap, que vous connaissez et qui grandissent normalement, le monde extérieur en résumé.

      Or, cette image terrifiante de votre enfant qui ne parvient pas à passer cette frontière, à quitter l’espace de votre famille, à passer de l’autre côté (l’autre côté étant un symbole de passage de seuil, de franchissement d’une étape), est une image de votre angoisse inconsciente, angoisse que son handicap lui interdise une vie normale. Vous "sentez le danger" écrivez-vous. Vous vous le représentez dans ce rêve.

      Cette angoisse inconsciente est forcément projetée sur votre enfant. Le handicap est un thème étudié par les psychanalystes, je peux citer notamment un auteur : Albert Ciccone, ne serait-ce que pour affirmer que le handicap d’un enfant constitue également une blessure narcissique pour ses parents, et une "fracture dans la transmission" écrit Ciccone.

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