Signification rêve

Garage enfumé, Guêpe et entrepôt vert

Au dernier article j’écrivais "car toujours on rejoue l’œdipe" le lendemain prenant mon café je lis Ulysse : "complexe de Télémaque" "reconstruire la fonction du père" et autres...
Comme quoi je n’aurais pas du l’écrire. D’ailleurs lisant cela j’apprends que l’histoire concerne celle d’un fils à la recherche d’un père absent pour, à ses côtés, tuer l’ensemble des prétendants de sa mère ensemble. C’est bon à connaître, connaître une histoire où le père n’est plus vu comme un rival. Une reconnaissance de sa fonction. Je ne sais pas grand chose d’autre là dessus mais en ce moment bizarrement ça me fais du bien d’en apprendre.
Peut-être que je m’y reconnais à travers. Mais pas totalement.

Premier rêve :

J’ai du mal à me souvenir de l’organisation de ce rêve. Alors j’écris les images dont je me souviens, peut-être sans leur ordre.
Je suis chez moi dans ma maison et je pars voir mon père au garage. Il est sur une machine, elle produit beaucoup de fumée blanche, la pièce en est remplie. J’ai noté dans mon carnet que je croyais en avoir besoin pour quelque chose.
En ville il faisait noir, je marchais loin devant des amis en pleine nuit et eux essayait de me suivre, on sortait de la ville et on se dirigeait vers la plage. Nous parlions de marine, de l’armée de mer.
Ensuite je me souviens que pour rejoindre l’ex de ma copine je devais passer une douche, au fond de celle-ci il y avait une porte qui donnait accès sur la plage. Je ne l’ai jamais passée, la douche ne délivrait non plus aucune eau.
Il y avait aussi un tout petit commerce qui à côté d’un parc d’attractions vendait diverses sucreries et des kebabs. Je me suis arrêté sur les kebabs me demandant si j’allais en prendre un. C’était deux dames qui le tenait ainsi qu’un monsieur, c’est lui qui gérait la vente de kebabs.
Dans ce rêve il n’y a ni pente ni côte tout les terrains sont plats.

Auto-interprétation :

Le garage celui de la maison, c’est le repos du corps. Il est enfumé comme si j’avais besoin de moins de Surmoi. Chose importante à noter et pour laquelle je ne saurais proposer d’interprétation : c’est une machine que mon père utilise qui délivre cette fumée.
Ensuite je me rapproche de la plage et par conséquent de la mer, il est question de marine et donc de guerre. Or c’est le passage vers ce masculin (cet ex) qui est lié à la marine, je le vois soit comme rival (projection ?) soit c’est le cas, quelque chose ne va pas. La douche permettrait pourtant de se laver (c’est la suite après les cabinets normalement en onirothérapie si je ne me trompe pas).
Enfin, je m’arrête sur ces kebabs, fait de viande bien sûr donc masculins qui pourraient être symboles d’affectivité car nourriture.

D’autres pensées à demie conscientes que j’ai eu au réveil, je continue de les noter ici aussi pensant que ça peut quand même servir. "Chacun avait des choses qui lui convenait mieux."
Jung ramenait bien des dialogues de ses voyages intérieurs après tout, ici pas de personnification, c’est moi qui me parle à moi-même, restant connecté.

Deuxième rêve :

Dans ce rêve il est question de voyages dans le temps et peut être entre des mondes parallèles réunis, je ne sais plus quand il en était question.

Je suis dans un hangar, il y a un insecte, ce doit être une longue guêpe bleue. Je me demandais si elle était blessée, peut-être avait-je failli la tuer. Je suis parti voir cette guêpe.
Dans le hangar il y avait aussi de petits panneaux aux murs qui dessinaient des cadres avec au centre des espèces de rochers.
Plus loin m’avançant toujours il y avait une grande porte devant moi. Là mon père arrive, il passe la porte et je le suis. Elle mène dans un entrepôt, c’est celui de son entreprise. L’entrepôt baigne dans une lumière vert clair (un peu jaunie), il y a des rayons de palettes sur le côté droit. Mon père pousse un chariot devant lui.
Plus loin encore au fond de l’entrepôt il y a une porte, on s’avance vers elle puis il me tend son chariot. Il y a du travail à faire sur des bobines noires pour moi dessus.

Auto-interprétation :

Les voyages dans le temps, comme si toute relation était cyclique, comme une image d’un Soi omniprésent, c’est bon de le remarquer.
La guêpe, femme fatale, nuisance, ne semble pas coller à l’image de l’abeille qui serait elle le féminin plus collectif. Ici on se demande si elle n’est pas blessée. Elle est bleue, froide, presque un féminin gelé en fait. A part qu’elle est plus grande que la normale.
Viennent ensuite ces panneaux aux murs qui me montre des images de rochers, l’immuable.
Alors, il y a du travail à faire. Car dans cet entrepôt après le passage de la porte qui se fait avec mon père tout est vert. Le déséquilibre entre l’animus et l’anima, trop d’anima peut-être ? Tout est vert-jaune, la lumière inonde. C’est mon énergie (ce que j’entrepose en moi, mais aussi mes souvenirs) qui est déséquilibrée en ce moment.
Le rêve est sensé dire pourquoi. Et c’est là l’image des bobines noires j’imagine. Peut-être qu’elle se rapporte, juxtaposée à ces rochers, à ces petits cailloux noirs que j’utilisais pour contacter les deux présences féminines dans le lac la dernière fois.


Si je comprends votre interprétation, vous voyez dans le père une image de votre animus. Ne pourrait-on pas plus simplement imaginer que le père représente le père. Vous passez beaucoup de temps (dans vos rêves) dans son entreprise depuis peu. Vous vous y investissez. "Il y a du travail à faire (...) pour moi".

Sans chercher d’interprétation sur votre réalisation intérieure, quelle réalisation extérieure envisagez-vous ? Dans vos choix de vie, comment intervient cette entreprise, cet héritage (terme employé pour répondre à votre introduction et à la "fonction paternelle").



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