Signification rêve

Sur-conscient, algue rouge, ville, régler l’œdipe

Au dernier article la fin de l’interprétation se concluait finalement par une interprétation Diélienne et non jungienne des rêves. J’ai donc pu découvrir les notions de surconscient (que l’on retrouvera représenté ici dans le premier rêve), de délibération, de vanité de fausse et de bonne justification et de culpabilité qui peut-être créatrice.
Grâce à ces nouvelles connaissances j’ai donc pu vite réadapter ma conduite qui laissait à désirer par ma vanité.
Il s’en est suivit le second rêve de cet article.
Aussi également on soulevait la question de l’ex de ma copine qui apparaît souvent et sur lequel il pourrait y avoir donc matière à travailler.

Premier rêve :

Dans le premier rêve je suis en ville. Celle-ci a quelques recoins sombres et tout débute dans un cinéma, je devais m’y asseoir et prendre place pour regarder un film avec deux amis mais je ne le fais pas et leur dit que je préférerais partir faire ce stage de policier qui se déroule pas loin, je souhaite apprendre leur travail.

Je traverse donc la ville à pied et passe dans une ruelle où se trouvent des rails. Cette ruelle est très sombre et je remarque que sur les rails à ma gauche roule une voiture. Un peu plus loin j’atteins leur bureau (meublé, il y a pleins de papiers ici), ces policiers reviennent d’une mission. Ils en ont une nouvelle, je repars avec eux. Ils sont en uniforme noir.

On part alors face à un lac entouré de sable, il y a de la glace à la bordure de l’eau. Au milieu de ce lac se trouve ma copine et sa sœur accroupie. Avec de la glace que je brise (ça ressemble à des bris de verre, des morceaux bleu clair et transparent que j’arrive à détacher) je fais des ricochets dans leur direction. Quand il n’y en a plus j’en fais avec de petits cailloux noirs.

Enfin le rêve se termine à gauche de la mer, sur les rochers qui la bordent. Je suis sur l’un d’eux, la mer fait des vagues sur les rochers face à moi. Un peu plus loin ces rochers forment un creux dans lequel de l’eau est logée grâce aux vagues. Dans ce creux des rochers en surplomb de la mer je remarque aussi une algue rouge, fixée là qui bouge en fonction des remous causés par l’eau.

Auto-interprétation :
D’entrée le rêve me situe face à une situation de projection (le cinéma) à laquelle je refuse d’assister. Je préfère me conformer au surconscient et suivre ce stage de policiers/videurs en uniforme noir. Ce rêve n’a pourtant pas été fait après l’interprétation du dernier article. Il montre bien à quel point le processus de délibération peut être difficile entre banalité et nervosité. Tout est question d’orientation de la libido.
D’ailleurs c’est face à ce lac qu’on se rend compte qu’elle peut encore être faible par endroit. Le lac, le féminin a des contours gelés, transparent. Il s’agit encore de s’en rapprocher pour en découvrir son énergie et en découvrir la finalité du troisième terme issu de ma copine (rêve de sphère et d’enfant dans l’article "Sphère, Feu sur le corps de l’animus, Ordres de l’anima").
Enfin il y a cette algue rouge fixée dans le creux des rochers, que je peux voir à la lumière du soleil, qui est là résistant aux remous de l’eau. Ici l’algue est énergie féminine pour sûr, son image est liée à celle de castration.
"Chez Freud, on doit reconnaître que l’on sera homme ou femme,jamais les deux.
Être l’un ou l’autre, c’est toujours la même acceptation de ce que l’on vit.
L’algue rappelle dans l’espace cette limitation, cette castration imposée par l’essence même de la vie."
Cette fin de rêve permet d’en comprendre un peu plus pour l’interprétation du deuxième rêve.

Deuxième rêve :

J’ai rêvé être en ville. Au départ là où j’étais il faisait sombre. J’entrais dans un bâtiment ressemblant à une maison toute aussi sombre où se trouvait des amis à moi et ma sœur. Je montais à l’étage, il était question de guitare. On m’offrait en fait une guitare refaite dans un bois plein de colle et de sciure, un bois qui n’est pas fait pour une guitare.

Puis je me retrouve en banlieue de ville, il n’y a plus ni immeuble ni maison mais des magasins. Je marche sur les parterre verdis dessinés au sol pour aller à un magasin de vêtements. Là je m’étais choisis un grand foulard orange mais c’est quelqu’un d’autre, un monsieur âgé d’une quarantaine d’années environ qui l’a essayé. Il n’y en avais plus d’autres.

Enfin il était question d’une partie de la ville plus éclairée, face à moi il y avait un immeuble dans lequel je suis monté pour aller voir ma grand-mère (paternelle) tout en haut. Elle est très âgée, comme dans la réalité mais me raconte qu’elle est capable de descendre 8 étages de l’immeuble à pied seule. Il y avait aussi à ce moment une histoire de tirage Loto, on tirait des boules rouges (8 peut-être) pour ainsi former une série de chiffres.

Auto-interprétation :
La ville ici n’est pas natale. Ce n’est pas non plus ni celle où habitait mon père enfant, ni celle de ma mère. C’est une ville. Elle comporte immeubles et maisons. Masculin et féminin respectivement donc. C’est un signe positif.
Dans cette maison sombre on m’offre une guitare, peu de rapport avec le fait que j’en joue sa signification tiens plus du fait qu’on m’offre dorénavant une partie de moi féminine, je l’intègre donc. Tout ça grâce à l’interprétation Diélienne et la culpabilisation créatrice. Le bois de cette guitare est un bois moche et nul pour une guitare. Il reste du travail à faire.
Puis dans cette banlieue de magasin (et non de centre commercial) il y a ce foulard orange que je veux au départ et pris par un autre monsieur. Le foulard est là pour faire lien entre corps et esprit au niveau du cou, plus encore de par sa couleur orange = rouge+jaune = père+mère. Mais c’est un autre qui le prend, la réconciliation au sein de l’œdipe, au départ inversé contrarié, n’est pas encore finie. Pourquoi ? C’est la suite du rêve qui y répond.
Au sein d’un immeuble et du masculin se trouve en haut ma grand mère (dernière apparition dans le début du tout premier article "Deux planètes un Soi et un château"). Elle me dit être dans la capacité de descendre 8 étages à pied.
Une partie de moi (pleine de libido à canaliser !) devient ainsi capable d’introspection (la descente de l’escalier, l’œdipe inversé contrarié si on peut toujours en parler ainsi par la grand-mère paternelle) pour finalement atteindre le "bon" processus d’évolution de la psyché par le 8 : harmonie possible entre les opposés, entre le sensible et le matériel.
Vient ce tirage du Loto, la série de chiffre. Toujours cette série de chiffres, elle m’est apparue trois fois les derniers mois et toujours cette série de chiffre/nombre apparaît comme une série qui peut n’avoir ni queue ni tête, elle n’est ni croissante ni décroissante. Encore et je le répète souvent en ce moment la libido qui fait des tours.

La première fois où m’est apparue une série de chiffres, c’était il y a encore peu il s’agissait d’un rêve à ambiance bleue-sombre où j’entrais dans la nef d’une église de même ambiance où se trouvait un prêtre habillé en rouge. Il fallait pour ça retirer une chaîne qui en bloquait l’entrée. Et à la fin du rêve, après avoir remarqué que j’avais la lèpre au coin de ma mâchoire celui-ci a dit qu’il fallait changer une des chaînes à la télé.
La chaîne qu’elle soit de télé ou bien chaîne me bloquant l’entrée dans la nef est blocage issu d’une mauvaise éducation. La lèpre au coin de la mâchoire en revanche est elle signe de colère, d’énorme rage enfouie, ici envers le père (prêtre/père).
L’interprétation complète se conclue donc sur le fait que cette rage est à soigner, et que les blessures à cœur ouvert dans le transfert sont à finir. On renvoie au précédent article (rattraper l’ex de la copine) pour savoir comment. Car toujours on rejoue l’œdipe.


Je n’ai lu que le premier rêve pour le moment, et son interprétation. Se référer à d’autres théories permet au final de ne plus savoir exactement ce que ces images peuvent signifier. C’est bien cet indéterminé dans la compréhension, cette reconnaissance de la petitesse de la conscience face à l’inconscient.

Dans ce rêve, vous prenez tous les moyens possibles pour observer les choses avec rigueur (renoncer à une sortie entre amis pour s’engager chez les flics, il faut vraiment être déterminé à mettre de l’ordre chez soi !). Alors il y a ces deux présences féminines, isolées sur une île au milieu d’un lac (eau stagnante, qui s’opposera d’autant plus à la mer), et que vous pouvez contacter qu’en envoyant vous-même des morceaux de glace d’un bleu froid, puis de petits cailloux noirs.

C’est pourquoi ce creux dans les rochers, cette forme féminine dans ce symbole féminin au bord de la mer, me semble un lieu déjà plus propice à se connecter à l’anima, même si les algues demeurent un symbole fort, mais le rouge également ! Voir le noir n’est pas forcément s’y perdre. Au contraire. Ce rouge final a son importance, car il est comme une ouverture, une promesse.

S’il me semble bien percevoir le premier rêve, votre interprétation du second rêve me semble très éloignée de ce que je peux en comprendre. Je note simplement cette répétition de ne pas obtenir ce que vous désirez. Cette qualité inférieure de la matière de la guitare est une très belle image d’ailleurs. Vous avez la forme d’une guitare, mais le son ne sera jamais à la hauteur. Cette frustration vous conduit chez votre grand-mère et ses performances de déplacement ; je ne sais pas quoi en dire.



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  • 24 juin 2016

    Bonjour Monsieur, (he oui je continue de garder ce ton, car il est au mérite de votre travail pour m’orienter)
    Un grand merci pour m’avoir orienté sur Paul Diel quand il le fallait. Je m’y étais déjà intéressé, plus que ces jours-ci même mais je n’ai rien retenu. Le besoin ne s’en faisait pas assez sentir sur le moment et c’est sans doute pour ça que je n’en ai pas retenu grand chose la première fois.
    Mais là ça a été libérateur, je le sent. Les effets commencent alors seulement à se faire sentir mais je retient la leçon pour savoir la réutiliser plus tard. L’harmonie féminin/masculin n’en sera que plus grande que maintenant (et elle semble être au summum dans le collectif !) et j’en ai besoin, pas pour moi mais pour l’autre dans la relation. Pour Elle dans son grand besoin d’être aimée. Pour Elle à qui je n’apprends rien mais qui au contraire me permet d’apprendre tout (je le précise car vous souleviez un peu la question dans un autre article, celui de la pieuvre et du lézard dans son lit).
    Alors en ce moment je me retrouve comme un enfant qui fait la découverte du monde extérieur, et c’est bien ça ce que je rejoue ! Je sort de l’immeuble central et de la relation à la mère pour me diriger vers la nourrice et non plus vers le père ou autre masculin. En revenant vers la mère l’harmonie est plus grande.

    Et c’est là cette guitare. Nos interprétations ne diverge que très peu ici mais pour moi elle a ça également de libérateur que son obtention n’est pas frustrante.
    Si elle n’est pas faîte dans un mauvais bois alors c’est au guitariste d’apprendre à la faire sonner ! Et le guitariste, c’est moi. Aucune frustration donc dans le rêve. Le mécontentement est si minime.

    Enfin l’algue rouge. J’ai essayée de l’interprétée grâce à votre dictionnaire qui devient de plus en plus complet ces jours-ci (c’est à vos derniers article que j’ai décidé de publier ce qui est de la mâchoire et de la nef d’église, le prêtre, le 8). Mais je n’en sait trop rien de comment mieux me représenter la signification du symbole. Pour vous, il est fort, très fort même et ça me fait plaisir de le lire.
    Jamais je ne me suis dit que le creux pouvait être féminin et pourtant ça coule de source (++).
    Alors je vous pause juste cette question car pour vous elle aussi promesse. Est-ce promesse de ne plus ’jamais’ (ça arrivera, pour sûr ! :) ) être castré ?
    Salutations !

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