Signification rêve

Inconscient Collectif et Boussole interne, on s’égare plus que jamais

Bonjour, voici deux rêves seulement avec une auto-interprétation pour chacun. Ici je commence à me perdre et il s’agit de comprendre ce que montrent les rêves pour privilégier certaines pistes de réflexion.

Rêve 1

Dans ce premier rêve je suis en voiture avec ma mère dans le creux des dunes proche de la mer. Je ne sais plus lequel de nous deux conduit mais nous sommes en marche arrière et il y a je crois plusieurs chemins qui se dessinent derrière nous.
Ma mère, ou bien moi, conseille de braquer un peu plus à gauche lors de la marche arrière.
Ensuite je me souviens d’être en ville et il fait nuit noire. Il y avait là mon papy (père de ma mère donc) et un ami à lui qui paraît assez opulent. Mon papy est dans son fourgon et son ami dans un cabinet WC public clos. C’est dans son propre fourgon que mon papy se fait électrocuter, pleins d’éclairs l’entourent et il les renvoie à son ami qui est dans les toilettes.
A ce moment là je crois ma mère dit que mon papy ne mourra jamais mais il est porté disparu.
Nous remontons la ville et un château se trouve sur la colline en surplomb. Il fait maintenant jour et une personne nous guide. Ma mère n’est plus là mais il y a un père avec nous. Celui-ci m’a l’air de représenter avant tout le bon père. Des chiens nous suivent, il y en a deux. L’un d’entre eux, assez grand, essaie de mordre le bon père. La guide lui demande alors s’il va bien tandis que nous entrons dans le château.
Le père passe alors la porte menant au couloir d’entrée de la visite et comme s’il était en compétition avec la guide répond que oui, il va bien et répète les gestes de base à faire pour éviter tout problème dû à cela. Le fait est qu’il va bien.
Dans le couloir d’entrée, qui s’étend de la droite à la gauche de la porte on voit au mur d’en face une vitrine, comme si l’on y exposait quelque chose. Dans la vitrine on peut voir une tête de troll marron, je crois que c’est une statuette et en la voyant alors je sait qu’elle représente mon papy.
Puis à ce moment j’entends un appel entre mon père et ma sœur tout en voyant une pochette d’album noire avec deux photos d’identité dessus, une de fille et une de garçon. J’ai beaucoup de mal à discerner ce qui se dit lors de cette appel mais la conversation se conclue par le nom Suzanne.

Auto-interprétation :
Moi et ma mère, proche de la mer, faisons marche arrière en voiture et l’on doit aller plus à gauche. D’après la symbolique des directions il faut donc rechercher quelque chose dans le passé qui s’est passé dans l’inconscient et peut-être rectifier. De plus le fait est que dans le dernier article on avait remarqué le passage du 2 au 1.
Or ici on apprend que le chiffre deux est lié à l’ombre et que de par celui-ci on accède à une plus grande connaissance de soi (/du Soi) où l’accès à soi-même passe non pas par la pensée mais par la relation à l’autre .
On comprend donc que l’intégration harmonieuse de l’ombre se fait par l’image que nous renvoi l’autre. Progresser c’est prendre conscience de ce qui s’oppose et en trouver la position intermédiaire. Or la fin du rêve renvoie à cette symbolique du 2 et des pôles féminin et du masculin en opposition.
La position intermédiaire, est androgyne.
Dans ce rêve il y a passage guidé, or ce que je pense être l’archétype du bon père rentre en compétition avec cette guide lors du passage. Il convient donc de se demander s’il est vraiment bon. Le chien a grandi depuis le dernier rêve et est devenu moins agressif aussi, il se passe quelque chose de positif donc à accepter la tendance séparatrice de l’anima (si je ne me trompe pas). Son imago passe de la femme mère à la femme conjointe.
La fin de la conversation entre mon père et ma soeur se finit par Suzanne, en jeux de mots on peut obtenir Sous-Anne ou bien En sus (=en plus) d’Anne, ma voisine chimiste qui devait réparer le déversement de l’inconscient collectif aux abords de la conscience. Or il y avait bien un chantier qui devait se faire précédemment.

Rêve 2

Dans ce deuxième rêve, je suis d’abord à côté d’un dragon orange en hauteur sur une montagne, il est allongé et porte une couverture sur sa tête, je souhaite lui faire mal et lui lance trois disques de fonte de dix kilos sur sa tête. Ça l’a énervé et il a voulu me pourchasser alors je suis descendu dans une grange en bas de la montagne pour me cacher. Je doutais à pouvoir y aller mais le dragon a dit que puisque j’étais un nain il fallait faire attention a moi et à envoyer un garçon là bas. J’entre dans la grange en m’accrochant à une poutre du plafond et saute sur le sol, le garçon est là. Il est chauve.
Je me souviens avoir pu sortir du hangar par une porte à l’arrière, et le décor a changé complètement.
Je monte un escalier en colimaçon tournant sur la gauche et arrive dans une salle. Au fond se trouve des toilettes et sur la droite énormément de fenêtre, je vais alors uriner dans ces toilettes publique que je trouve très mal fermées, quelqu’un arrive même dans cette grande salle derrière moi.
Je suis ensuite dans la ville natale de mon père, il fait nuit noire, je suis à carrefour sur le trottoir de droite marchant à pied et cent mètre plus loin se trouve une fille blonde que je veux poursuivre. Quand j’arrive finalement à son niveau nous sommes à côté d’une maison sur notre gauche et il y a une autre fille, brune, devant nous.
Nous entrons dans la maison pour finalement nous faire séquestrer par un autre garçon. Il souhaite nous enlever notre cerveau (comprendre ici de l’inconscient collectif) et le fait pendant que nous sommes assis sur un canapé. Normalement l’opération devait nous enlever notre mémoire mais j’ai pu en retrouver un bout lorsque j’ai entendu une musique (Spidey’s Curse - Black Lips) qu’il a mis. Je le questionne. Il a entendu pour la première fois cette musique à un festival international.
Finalement je suis chez moi, dans le salon de ma maison et il y a là mon père. L’un de nous deux est assis sur un canapé mais je ne me souviens plus duquel. Je dis à mon père qu’il m’a fait très mal aux yeux lorsque j’étais enfant et l’insulte. Je le réinsulte. Et finalement, puisqu’il vient de me le refaire je le réinsulte une troisième fois. Il commence à souffler, légèrement en colère tout en baissant le store de la baie vitrée (sa manivelle se trouve à gauche et non à droite). C’est alors que je me réveille.

Auto-interprétation :

Ce rêve m’a laissé au réveil un goût on ne plus amer dans la bouche pour sa fin. Ici, c’est lui qui m’a fait quelque chose aux yeux. Et j’ai l’impression d’avoir régressé, comme si cette fin de rêve voulait me dire que j’avais recommencé à projeter des choses négatives sur l’image du père. Même si l’on en finis jamais avec notre ombre.
Fermer les volets, c’est comme fermer les yeux sur l’extérieur et s’en couper. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose.
Le dragon, symbole de la colère et de la jalousie a une tête couverte, comme s’il ne savait pas ou donner de la tête. Le chiffre trois a la signification du masculin réuni au féminin on a donc ici notre position androgyne recherchée au précédent rêve mais aussi la symbolique de la triangulation œdipienne.
L’image du nain renvoie à celle du troll dans le précédent rêve, symboles terrestres.
Ensuite le fait que je parte dans des toilettes publique, peu abritées du regard des autres, uriner. J’expulse ma féminité dans un lieu que je ne pense pas sûr.
Je ne sais pas que penser des scènes dans la ville natale de mon père.
Le fait qu’on nous retire du cerveau sur un canapé, c’est alléger l’inconscient collectif à profit psychanalytique si je puis dire (symbole du canapé). La musique parle elle de spider Man, elle m’évoque (et c’est mon point de vue personnel, loin d’être en rapport avec les vraies paroles de la chanson) une musique qui traite de la manipulation (’être pris dans une toile d’araignée’) or l’araignée c’est aussi la mère négative.

— 
Dans l’ensemble je ne sais que conclure. Dans le premier rêve l’ami de mon papy fait ses besoins en sûreté, il expulse au bon endroit sa féminité mais dans le second rêve, même si la symbolique du trois apparaît, je me trouve moins en sûreté. Dans le deuxième rêve il y a et le père négatif et la mère négative, je suis donc très déboussolé alors que je pensais avoir trouvé la position androgyne qu’il fallait.
Reste tout ce qui est lié aux canapés symbole de la cure analytique. Suis-je en cure ou bien faut-il que je me cure encore ?


Je suis débordé. Votre "machine à penser les pensées" (Bion) est devenue une machine à écrire-interpréter les rêves. Je comprends cette impression d’étouffer comme le reflet d’un manque de respiration. Dans les rêves eux-mêmes, leurs interprétations ? Oui je crois, jusque dans les rêves aussi.

Je note ces personnages masculins dans les deux rêves, ceux sur lesquels vous avez construit votre propre masculin :
- votre grand-père maternel, le premier homme de votre mère, celui via lequel elle a ébauché son propre masculin, sur lequel vous-même vous êtes ensuite construit,
- votre père : idéal dans le premier rêve, qui tente d’être un guide, reconnu dans le second rêve, et insulté alors.

Mais il n’y a pas que cela, et tout devient très confus pour moi.

"on s’égare plus que jamais" : c’est dans votre titre.

Voyons si cela évolue...



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  • 4 juin 2016

    Bonjour,
    Tout d’abord, "Houla ! Houlalah !"
    Ma "machine à penser les pensées" ? J’ai beau lire et relire plus de 3 voir 4 fois sa définition je ne comprends pas. J’ai compris que Bion était élève de Mélanie Klein et donc que ses travaux aussi était assez axé sur l’amour/haine, d’ailleurs que selon lui la pensée proviendrait des réponses de l’enfant aux frustrations matérielles dans sa relation à la mère, une sorte de ’défense par la cognition’ donc, mais je ne comprends pas en quoi est-ce-qu’elle a pu se transformer en une machine à écrire-interpréter les rêves dans mon cas.
    Je m’égare jusque dans ce que j’écris, je n’arrive pas à voir plus loin, c’est trop pour moi avec ce que j’essaie de comprendre de Jung en ce moment.
    Autre chose, plus que le masculin sur lequel j’ai pu me construire pour moi ces figures représentent plus les pulsions qui sont derrières (me représentant le grand-père maternel comme jaloux, mon père comme colérique et le ’père guide’ comme ce qu’il en ressort des deux sur le moment.

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