Signification rêve

Tie-break dans un rêve de match de tennis

Le lieu du rêve : un match de tennis. 6-6 dans le dernier set, c’est donc le début de tie-break.

Les personnages principaux : un adversaire du tennis et le père du serveur.

Scénario :

Un match de tennis touche à sa fin. L’adversaire est assez provocateur, il affirme qu’il va gagner. Et pourtant, le rêveur a le sentiment qu’il joue plutôt bien et le score montre une égalité parfaite : six à six dans le dernier set.

Durant la pose, le rêveur se retrouve avec d’autres personnages, des écoliers qui discutent de leur devoir de mathématiques. Lui a travaillé sur un exercice en particulier, des histoires de nombre qui occupent un temps du rêve, et il suggère qu’ils pourront partager les résultats. Non, disent les autres, pas parce qu’ils ne veulent pas mettre en commun leurs résultats, mais parce que ça ne se passe pas comme ça (la règle de l’école ou du professeur s’y oppose).

Le rêveur retourne dans les vestiaires et son adversaire a conservé toute son assurance. Ils retournent sur le terrain de tennis, le rêveur va engager son service, et pourtant il n’est pas dans le bon sens du terrain : il est bien positionné derrière la ligne de fond de cours, mais à gauche plutôt qu’à droite du centre de terrain.

Son père est assis à sa hauteur, par terre, contre le grillage, au milieu de chaises en bois (comme celles qui encombrent les salles de classe). "Tu me déranges" lui dit le rêveur très agacé car il a l’impression qu’il ne pourra pas se déplacer aisément de ce côté, "Tu peux t’asseoir un peu plus loin". Le père se déplace mais déclare à son fils que ce n’est pas très important, qu’il ne faut exagérer l’importance de ce match, et le rêveur trouve au fond de lui que son père a plutôt raison.

Sentiments dans le rêve : une certaine angoisse face au devoir de mathématiques ; une profonde exaspération face au comportement du père, tout en réalisant, durant le temps du rêve, qu’effectivement il n’y a pas de quoi s’énerver à ce point.

Contexte : L’école et les mathématiques sont des souvenirs lointains pour le rêveur, de même que le tennis pratiqué occasionnellement il y a de nombreuses années.


6 à 6, tout est encore possible, la symbolique du nombre 6 trouve toute sa force dans ce rêve : c’est l’heure des possibles et tout est possible.

En revanche, il ne faut pas compter sur les autres. "Ça ne marche pas comme cela". Évidemment ce serait plus simple pour tout le monde, mais le rêve le rappelle : à chacun de compter sur lui-même, or le rêveur a le service.

Mais pourquoi le père intervient-il ? En réalité, le père n’intervient pas, il est là et c’est le rêveur qui l’interpelle, qui lui donne de l’importance. Il se faisait discret, il laissait jouer son fils et celui-ci tout à coup ne supporte plus son regard. Le choix de l’interprétation est ici anti-freudien : ce personnage n’est pas le père mais l’animus du rêveur, une partie de lui-même assise de côté, le laissant jouer sa partie. Et lorsque cette partie masculine du rêveur est prise à partie, elle ne se défend pas, elle s’éloigne un peu plus encore, fait simplement remarquer qu’il ne faut pas trop s’inquiéter des conséquences de l’issue de la partie.

Le rêveur doit servir, engager le jeu final, toutes les possibilités sont envisageables, il doit se décrisper et jouer naturellement, instinctivement, faire confiance à ses qualités personnelles, à son anima qu’il n’ose exprimer sous le regard de son animus, s’il souhaite battre son adversaire qui n’est certainement que l’autre face de lui-même.

Le rêve s’arrête là, le jeu ne reprendra pas. Le rêveur conserve la possibilité d’engager la partie et toutes les conditions sont réunies pour qu’il aille dans la bonne direction. Cependant, malgré ses raisonnements, l’angoisse est toujours là. Dans ce rêve l’inconscient exprime une attente, il rappelle la situation et demande juste un peu de laisser-aller pour que le match se poursuive dans la bonne direction.



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