Signification rêve

Orque

L’orque est un animal dangereux dans l’imaginaire, menaçant pour l’homme.

De rouille et d’os

C’est le titre d’un film de Jacques Audiard, avec Marion Cotillard qui, au tout début du film, alors qu’elle travaille dans un parc animalier et nourrit des orques lors d’un spectacle, est bousculée par l’animal qui le fait alors tomber dans l’eau, son élément, avant de l’engloutir.

Le mythe de l’animal qui entraîne sa proie dans son milieu naturel, faisant perdre à l’homme tous ses repères et sa supériorité habituelle, se retrouve ici.

L’orque est ce qui nous entraîne dans les eaux sombres de notre psyché, vers notre ombre, où se cache toute une partie dissimulée de notre personnalité (notre ombre aurait dit Jung), à laquelle on refuse de se confronter, que l’on rejette (que l’on refoule aurait dit Freud).

L’orque et le refoulement

L’orque symbolise la force pulsionnelle qui s’empare de nous, qui jaillit des profondeurs, avec tout son potentiel destructeur.

Les peurs, les angoisses, les colères, refoulées depuis toujours, menacent alors de nous dévorer, de prendre le contrôle, de nous terrasser.

Exemple de rêve d’orques

Mon rêve commence sur la plage, la mer ou l’océan. Il y a mon portable sur le béton un peu en hauteur (15-20 cm) qui sépare directement de l’eau. Mon portable tombe, je m’inquiète et demande à un des deux garçons qui sont dans l’eau, juste en face de moi, s’il pouvait regarder rapidement s’il y avait mon portable en dessous de lui (l’eau était déjà profonde). Il me dit que non et là j’aperçois une orque juste en face de moi.

Plus tard, je suis dans l’eau et je nage assez loin de la plage (alors que je ne sais pas nager en réalité) et il y a une cloison en verre qui sépare les orques et les humains. Cependant, il y avait aussi quelques orques de notre côté. Les orques ont l’air toutes très agressives, voulant nous dévorer. Je me retrouve seule en plein milieu de la mer, les autres personnes (inconnus) sont un peu plus loin en train de se débattre, collées contre la cloison. Une orque approche et je sens que je vais mourir. Elle va vers quelqu’un d’autre.

Les autres restants qui ne sont pas vers la cloison font une course pour monter sur des orques "calmes" près du bord. Je nage donc de toutes mes forces et parviens et parviens à monter sur la première orque.

Dans l’autre partie de mon rêve, je suis dans une fête traditionnelle. Un homme me poursuit parce que je ne mange pas d’orques ou du moins parce que j’ai rencontré des orques. Il me poursuit, un couple me dit de me cacher derrière une table. J’attends. Plus tard, je me retrouve dans la maison de ce couple. Cet homme revient et toque à la porte, je me cache dans la chambre vide de l’enfant (qui je présume était un petit garçon). J’essaie donc de verrouiller la porte mais je n’ai pas réussi et il commença à ouvrir la porte. Il força donc moins et, à ce moment-là, je verrouillai la porte. J’aperçois la fenêtre, je me dis que je devrais m’enfuir par celle-ci. Je l’entends depuis la fenêtre me cherchant dans les hautes herbes en face de la fenêtre. Le couple l’appelle pour faire diversion, je saute par la fenêtre et, arrivée devant la maison, il me retrouve.

On observe dans ce rêve deux parties distinctes :
- Toute une partie de cache-cache avec des orques qui dévorent ou qui portent sur leur dos, la séparation entre les deux situations étant marquée de manière floue, par une paroi de verre notamment mais qui ne joue pas réellement son rôle (puisque des orques sont passées des deux côtés). Cette fragilité des frontières, de celles du Moi, semble le premier axe d’interprétation.
- Toute une partie de cache-cache avec cet homme dangereux, à l’age de l’enfance ("chambre d’enfant", se cacher derrière une table, puis dans des hautes herbes...).

Un lien est fait par ce rêve entre cette angoisse datant de l’enfance (à analyser plus en détail, c’est l’objet des thérapies, qui utilisent naturellement l’analyse des rêves) et les orques. L’orque qui dévore aujourd’hui est une survivance de cette angoisse ancienne, d’un masculin qui poursuit l’enfant jusque dans sa chambre non verrouillée dans un premier temps (d’où l’entrée possible de l’homme, comme les orques peuvent passer la paroi de verre).


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