Signification rêve

Echapper à la mort

La nuit dernière, j’ai rêvé de beaucoup de choses, tellement distinctes et bizarres comme marcher sur un fleuve remplis de corps allongés, alignés sur les côtés du fleuve. Des femmes et hommes qui se prélassaient plus ou moins nus.

Je vais mettre les deux parties dont je me souviens le mieux.

1) J’étais à l’université, le long d’un couloir du rez de chaussée avec ces grandes vitres. Il n y avait personne à part moi dans ce couleur (je pense que vous vouliez écrire "couloir", mais je garde le lapsus, qui rime avec l’homme de couleur qui apparaît ensuite). J’avais envie d’aller aux toilettes, je m’y dirige quand je vois qu’un homme noir me fixe du regard, il a une tenue comme un vigile ou un pompier.

Je prends la porte des toilettes et en ressortant, toujours personne, le seul homme (noir) qu’il y avait a disparu !
Je m’avance dans le couloir quand je suis soudainement et rapidement encerclée par un feu énorme. J’essaye de trouver un échappatoire mais je suis pris au piège par toutes ces flammes qui m’entourent. Je suis proche de ces grandes vitres et tout le monde était finalement à l’extérieur... Sauf moi !
Il n y a plus rien à faire... C’est fini.

Après cette scène terrible, je me retrouve dehors. J’explique à ma sœur que c’est trop tard, ma deuxième vie à pris fin. Je suis morte dans les flammes... Je lui demande d’accepter la chose telle qu’elle est car elle est toujours en vie et je veux qu’elle le reste.

(Oui apparemment j’en étais à ma deuxième vie, mon deuxième essai)

Je vais m’asseoir seule comme dans le couloir, sur des marches.
Quand une monitrice s’approche et me tend le papier. Ce papier, si je le signe, m’accordera une autre vie... Je refuse de signer ce papier comme si j’acceptais mon sort, que je ne voulais plus vivre.
En regardant le papier de plus près, je vois écrit en noir gras : "Dieu nous prendra tous". Je finis par rendre le papier à la monitrice qui me sourit, je lui rends son sourire.

2) Je suis dans un champ avec deux amies à moi, il n’y a rien dans ce champ sauf un van au loin... Ce van est bien coloré comme durant les années Hippies ! Mes deux amies et moi nous précipitons vers ce van pour pouvoir le conduire sans que le groupe de garçon d’à côté puisse y monter.

On y arrive avant eux, on démarre quand un accident survient,
le van finit par se retourner. Nous sommes coincées dans ce van, tête retournée. Je ne sais pas si nous sommes blessées voire mortes (pour certaines) Je sais simplement que les garçons ont accouru vers nous dans le but de nous aider...


1) Durant la première partie, la peur, que vous nous communiquez dans un premier temps via la présence menaçante de cet homme (à la porte des toilettes pour femmes) se mue en incompréhension : mais pourquoi ne pas avoir obtenu l’aide de ce pompier, qui était justement là pour vous, pour vous protéger des flammes ?

Il avait disparu évidemment, mais étant donné votre regard initial, vos projections sur lui, votre méfiance, il n’allait pas rester !

Il était là, mais vous ne l’avez pas gardé.

Quelle est la conséquence de cette non-intégration de l’animus (car il s’agit de lui encore, sous les traits d’un homme noir, viril, protecteur) : je vous renvoie comme d’habitude aux éléments jungiens rapportés sur ce site pour comprendre ses rêves. La conséquence, dans un rêve, c’est la suite.

Vous mourez. C’est une mort intérieure. Vous êtes seule à l’intérieur, tous les autres sont à l’extérieur. C’est une mort symbolique, qui ne concerne que vous, votre psyché.

La seule perspective c’est la mort. C’est un peu violent comme message, mais peut-être êtes-vous prête à l’entendre : vous ne pouvez pas vivre sans votre moitié. Votre sœur ? Non, votre animus. Votre moitié à vous. Intérieure et non projetée sur l’extérieur.

Aussitôt vous demandez à votre sœur de vivre pour vous, comme si elle était une continuité de votre existence intérieure. Mais votre sœur physique n’a rien à voir la-dedans. Et votre sœur intérieure est votre animus, masculin, et il ne vous laisse pas le choix.

Vous avez une vie supplémentaire pour tenter encore de le rencontrer, de l’intérioriser.

PS : Que pensez-vous de cette opposition entre animus et sœur jumelle ? Il serait effectivement assez logique que, grâce à cette sœur jumelle (proche de vous à l’extérieur mais conservant avec vous des traces d’une vie commune intérieure), vous ne ressentiez pas autant que d’autres un besoin d’équilibre intérieur. En ressort une opposition entre cette sœur et votre animus.

2) Dans le second rêve, ou seconde partie, c’est l’opposition entre masculin et féminin qui est remise en jeu. Les filles ne veulent pas des garçons, qui leur apportent tout de même leur aide au final.

Un progrès par conséquent par rapport à la première partie. Ou bien une compensation entre ces deux parties ?


Merci pour l’interprétation de ce rêve. Cette opposition entre animus et soeur jumelle est vraiment très intéressante
mais je dois avouer que j’ai du mal à la comprendre après plusieurs lectures... C’est un peu complexe pour moi !

Dans la vie, j’ai du mal à vivre sans ma soeur, elle est mon équilibre, mon pilier.
Alors le message "Vous ne pouvez pas vivre sans votre moitié. Votre soeur ? Non votre animus..." est difficile à comprendre...
Il y aurait deux sens ? Ou alors vous essayez de dire que l’animus (ma soeur intérieure) aurait pris les traits de ma soeur jumelle, ça serait un peu fort non ?!


"Vous ne pouvez pas vivre sans votre moitié. Votre soeur ? Non votre animus..." : je voulais dire qu’il n’est pas possible de vivre sans sa moitié. Vous auriez répondu : cette moitié c’est ma soeur ? Ma réponse : justement non, c’est votre animus.

Il s’agit de souligner le déplacement possible entre extérieur et intérieur, relations d’objet (relation aux autres) et construction psychique (développement équilibré au sens Jungien du terme de réconciliation des opposés) interne donc, soeur et animus.

"Dans la vie, j’ai du mal à vivre sans ma soeur, elle est mon équilibre, mon pilier." : normalement, c’est l’animus qui doit garantir votre équilibre.

Votre soeur n’aurait pas pris la place de votre animus, mais votre proximité, sa place dans votre vie extérieure limite celle que vous donnez à votre animus dans votre vie intérieure. Il en est de même lorsqu’une femme trouve un mari qui joue le rôle de son animus : elle ressent un équilibre, mais celui-ci dépend d’un objet (personne) extérieur et non d’un objet interne. C’est une situation de dépendance qui empêche un développement personnel complet.

Et alors, questionnait une femme dans ce cas, si le but c’est le bonheur ?

Effectivement...

En attendant, cette proposition d’interprétation trouve des images dans le rêve.

Cordialement,

Olivier

PS1 : l’animus (ma soeur intérieure) : ce n’est pas possible, l’animus, c’est le masculin. Mais cela complique encore le problème du même dans la gémellité...


Merci pour vos explications, c’est beaucoup plus clair pour moi à présent.
"C’est une situation de dépendance qui empêche un développement personnel complet" Vous avez parfaitement raison, puisque je suis liée à ma soeur, je peux me reposer sur elle , la laisser prendre les devants, par exemple concernant l’ouverture aux autres...

La question de cette femme est assez marrante. Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse être pleinement heureux(se) dans un état de dépendance.
Cela pose pas mal de problèmes dans la vie, pour l’épanouissement, la capacité à se gérer seule, à être autonome ou encore libre !
On ne peut pas faire ce que l’on veut surtout quand l’autre n’est pas avec nous donc oui on est heureux parce qu’on aime notre moitié et qu’on a de la chance de vivre cette chose unique mais il y a tous ces soucis à côté qui entravent un développement personnel réel et complet.



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