Signification rêve

Mange-mort : une réalisation de soi facilitée

Premier rêve :
Ce rêve est assez long et comporte lui aussi des scènes seulement juxtaposées qui pourraient sembler elles aussi sans lien logique entre elles.
Le rêve commence et je suis dans une énorme salle de la taille d’un cinéma avec au fond un mur de livres. A gauche se trouve un escabeau sur lequel peut monter un monsieur pour prendre des baguettes magiques. Dans cette salle nous sommes pleins d’étudiants qui nous attendons à recevoir nos baguettes.
Alors, comme dans Harry Potter on s’apprête aussi à tester des sorts avec pour en tester leurs puissances. Les étudiants se lèvent de leur sièges, testent des alohomora (sort pour ouvrir une porte), moi un lumos (pour avoir une lumière au bout de sa baguette) et il y a une fille habillée de blanc à gauche qui debout veut tester le sort de la marque des "mange-morts" (ou marque des ténèbres= tête de mort+serpent). Elle a reçu une baguette molle au niveau de son manche avec une sorte de tête qui donne naissance au reste du bois de bois, la baguette est noire.
Bien sûr, elle souhaite tester tout ça sur moi, je porte une chemise blanche à manche longue et je dois alors lever mon poignet gauche au dessus de moi pour qu’elle s’exécute : ce sont des aiguilles qui me rentrent dans la peau que je sens alors, sensées me faire un tatouage. Je ne vois pas ce qui y est dessiné.

Deuxième scène : je suis dans des couloirs d’un bâtiment mi-fermé mi-à l’air libre. Je sais qu’il y a des personnes âgées de la quarantaine ou de la cinquantaine dont un vieux monsieur à cheveux blanc mais je suis incapable de me souvenir du reste de ce qui s’est produit. Ce monsieur était sûrement un professeur. Seulement qu’ici on est vraiment au bord de mer, qu’il y a des rochers aussi.

Troisième scène :
Je suis sur un grand pont, immense, debout avec ma sœur qui a son âge réel. On est debout et l’on regarde ce qu’il y a sous le pont : un grand champ de maïs (beaucoup de vert et pas mal de jaune donc) avec une baignoire aussi, les plants sont à moitié écrasés/arrachés. A ce moment elle me demande si je sais "spermer comme un adulte" et je me rends alors compte ne pas savoir faire la différence entre la façon dont le font les enfants/ados et les adultes. Alors je vais dans ce champ, la baignoire n’est plus là mais il y a mon père. Il arrache les plants jusqu’à ce que la racine soit retirée aussi.

Enfin la dernière scène du rêve se déroule dans un petit vestiaire où se trouvent trois casiers bleus pleins de vêtements, je dois m’y cacher sans même savoir pourquoi. Je prends celui qui est le plus à droite, rentre et remarque par les petits trous de la porte une dame de la 50aine qui apparaissait je crois à la deuxième scène. Elle semble usée par son travail et par la vie.
Je sors et elle me demande à moi et deux garçons que je n’avais pas remarqués qui étaient assis sur un banc tout à gauche comment faire un bang/bongue à partir d’une bouteille de coca-pepsi toujours pleine.
On le lui montre, la bouteille a déjà son embout pour y mettre la drogue et l’on réussit à plier la bouteille alors qu’elle est toujours pleine. Le départ de l’embout est comme une ventouse qui rentre dans le liquide, tout ça fonctionne parfaitement.

Auto-interprétation :
La problématique du rêve tient du passage d’un état "enfant" à un état "adulte", le phallus (et non le pénis puisqu’il a sa boule au début du manche) est donc beaucoup représenté en début de rêve et on doit en apprendre quelque chose. J’essaie donc lumos, d’avoir la lumière de la conscience en plus de porter une chemise ça tient plus de la tentative de séduction.

Or l’apprentissage inconscient de cette fille à gauche me permet grâce à un aspect masculin réparateur (aiguille) d’ingurgiter une ancienne forme qui se fait dans l’ombre (poignet gauche, fluidité de l’action) : la symbolique du tatouage grave sur moi cette énergie. On passe la deuxième scène qui ici ne peut qu’indiquer le changement dans la relation à la mère et l’immuable par le rocher à contourner.

Tout ça fait que l’on est en train de passer un énorme pont, un lieu de vie : le champ de maïs. On en retire la richesse/on la récolte, celle de la terre-mère nourricière. Alors le Père représente la mort de la même manière qu’au dernier article avec Rogue.
Celui qui castre, nous enlève la mère nourricière : c’est un rêve œdipien et on le juxtapose à la question de savoir spermer comme un adulte. S’identifier à la féminité du père pour devenir un homme ? Cette féminité passive est bien un des éléments de l’ombre.

Dernière scène je me cache sans même savoir pourquoi dans des habits, dans plusieurs persona possibles. Puis vient cette histoire de bongue-pipe à eau gazeuse : un outil qui sert donc à faire de la fumée et possède un liquide noir dans la bouteille= eau féminine inconsciente et la fumée masculin à plonger dans le liquide. En fait on repasse toujours par les mêmes étapes et on a besoin de ’tuer’ le moi. L’air intervient, c’est presque une sublimation s’il n’y avait pas cet aspect répétitif. La persona demandée correspond donc surtout à celle que l’on peut porter face au féminin, sans pour autant en oublier le reste.

Conclusion : Dans ce rêve c’est clairement l’image du féminin qui se répare en moi : on part de la femme infirmière (première scène) qui sait d’autant plus se servir du phallus (la baguette) pour en finir à la femme usée par le "boulot d’homme" (c’est ce que dit la femme que je connais dans la réalité en tout cas) : usée de materner l’homme.

Deuxième rêve :
J’ai du travail à faire au bord d’un petit étang très profond. Pour ça j’ai une sorte de structure en métal ressemblant à un toboggan que je met au bord de l’eau ne sachant dans quel sens il le faut : le bas dans l’eau ? Le haut du toboggan au dessus de l’eau ?
Puis une voiture part d’à côté de l’église de ma ville natale des gens sont à l’intérieur et vont inspecter mon travail. Alors je prends une bouteille en verre transparent et je prélève de l’eau. Elle est sale par endroit et quand je plonge la bouteille à gauche je peut observer des remous.
Finalement le rêve se termine dans une petite boutique de chocolats, dans un rayon je peux voir des chocolats fourrés aux algues puis dans ma cuisine où je peux voir une tasse de café pleine dans un micro-onde ouvert avec une cuillère.

"Et que dit le rêve" :
Que j’explore mes émotions ’à tâtons’ par le biais d’un toboggan rigide. L’eau est stagnante, le masculin l’immobilise. Je remarque que l’on peut s’empêtrer que je peut prélever et conserver dans une bouteille hermétique. Finalement ça permet des échanges avec l’extérieur où dans une boutique il y a des chocolats qui évoquent la mère car fourrés aux algues, cette recherche est celle de la mère inévitablement. Le rêve signe aussi le fait de pouvoir s’extravertir.

Scènes de rêve :
Seulement quelques scènes juxtaposées sans trop de souvenirs des deux nuits.
Je descends d’abord une montagne en plein jour avec une fille blonde voyant la scène en contre-plongée. Je rêve aussi que mon père et son patron (1ere apparition) doivent vérifier mon travail.
Deuxième nuit je suis au rayon fruits et légumes d’un petit magasin et je vois un ami ayant un poisson rond à pics dans un sac transparent sur lequel il verse du jus de citron. Je me souviens avoir vu des baguettes magiques solides dans des sacs plastiques et faîtes d’un beau bois.

"Et que dit le rêve" :
Certes ce n’est pas un rêve à proprement parlé mais un ensemble des seules scènes dont j’ai pu avoir assez souvenir pour pouvoir les écrire. Qu’importe, les comparer mène à voir une évolution :
Nous passons la montagne, nous contournons ce qu’il faut dans la relation à la mère. De lourdes résistances qui partent alors, même si ici je ne prend pas part à l’action. Puis, mon père a un supérieur cette fois, ils doivent inspecter mon travail, je ne cache plus rien, sa figure [du père] a changée et ce n’est plus celle de la mort. Alors au rayon fruit et légume, ça vient de la terre-mère, on arrose de conscience (le jus de citron) une sphère pleine de pics, enfantine, qui signifie l’individuation. Dans ce placenta on a donc arrosé un système de défense enfantin assez sec par de la conscience acide. On remarque que le phallus, solide, se trouve aussi dans cette poche placentaire et ça aide à opérer la séparation.


En opposition à la magie du début du rêve, et à la drogue de la fin du rêve, l’épreuve proposée par la sœur féminine ne permet pas de tricher : il faut spermer comme un adulte si on est un homme (passer de l’autre côté du pont, accéder à un nouvel état).

Ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas l’action de spermer qui est à atteindre, mais le "comme un adulte", l’intention et la comparaison.

Oui ce passage semble important, et il renvoie au père qui arrache.

Cet arrachement n’est pas le seul symbole de castration. La baguette molle (qui prend d’autant plus de place qu’un autre rêve remet en scène ces baguettes) en est un autre évidemment. De plus associée à cette ambiance de magie. Or cette baguette vous marque la peau, laisse une trace indélébile. Cette baguette est tenue par une jeune-fille. Ce n’est pas la première fois qu’une jeune-fille prend la place du père (tient la baguette). Comme si vous recherchiez dans vos relations à doter la jeune-femme du pouvoir de castration qu’a pu avoir votre père.

"des gens sont à l’intérieur et vont inspecter mon travail"
"mon père et son patron (1ere apparition) doivent vérifier mon travail"
Vous faites vérifier votre travail comme ici vos rêves. Mais évidemment, ce pouvoir de contrôle est "à l’intérieur" comme vous l’écrivez. La notion de Surmoi trouve ici toute sa puissance : l’intériorisation de l’interdit, l’identification à la castration éventuellement.

Mange-mort est dans votre titre : Mange la mort. Nourris-toi (au sens biblique, se nourrir, ingurgiter la parole divine, Dieu étant l’archétype du Soi, pour pouvoir la dire) de la mort. Prends conscience de ce qui est mort pour t’en nourrir. Voilà à quoi peuvent servir ces images de castration : à prendre conscience du passé, à lui retirer toute sa partie encore vivante, à transformer les souvenirs (bien vivants, sous forme d’instances intérieures, Surmoi inclus) en passé finalement, pour pouvoir s’en libérer, s’en nourrir.


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