Signification rêve

Fleurs bleues noix

Je suis dans un transport en commun, peut être un car. Les autres passagers me sont indistincts mais je sais qu’il y a une femme avec ou à côté de moi, il semblerait que nous nous connaissions.

Nous évoluons le long d’espaces boisés, il y a d’énormes fleurs bleues profonds sur ces arbres. Certaines sont en pleine floraison, d’autres un peu fanées, donc un peu plus recroquevillées et le bleu n’est pas aussi vif, d’autres presque marrons et plus desséchées en somme. Je me repais du spectacle car je trouve cela très beau (y compris d’en voir "l’évolution", même si esthétiquement les moins "fraiches" sont moins belles mais le "spectacle" de les voir défiler ainsi m’est très plaisant. Le nom de cette fleur m’est donné, c’est galiscia, comme mémo technique je me dis que je vais penser à la Galice mais il m’est bien précisé avec sc et non c).

J’exprime à la femme à mes côtés la beauté de ces fleurs, elle semble ne pas les avoir vu. Je lui dis mais si, même qu’il y en a de diverses couleurs en fonction de leur fraicheur ou non ect... Puis nous sommes à pied, comme s’il s’agissait d’un voyage organisé. Nous sommes derrière la haie d’arbres à fleurs bleues que nous avons longé en car. Il y a des habitations parmi les arbres. Je comprends qu’il s’agit d’une ville nouvelle, ou d’un nouveau concept, dans laquelle habitations et natures se côtoient. Je ramasse une énorme bogue de noix, qui est aussi grosse qu’une bogue de noix de coco. En l’ouvrant, je constate qu’à l’intérieur il y a comme un feuillé végétal qui se déplie, les noix (des noix de noyers classiques) sont présentes dans les replis. Il y en a à bonne maturation et d’autres toutes noires et ratatinés au sein d’un même feuillé. Je dis, ha oui, ce sont des gens de la ville qui sont installés ici, ils ne connaissent pas encore le fonctionnement de la nature et ne savent pas en récolter les fruits correctement, c’est normal. (sous entendu, c’est nouveau pour eux, il va leur falloir le temps d’apprendre, quelque chose comme ça)


Il y a très longtemps que je ne me souviens pas de mes rêves, que je me trouve coupée de tout, assez perdu. Ce rêve arrive quelques jours après que j’ai mis fin à un suivi avec une thérapeute qui ne me semblait pas aidante et il m’a semblé que j’étais + ou - sous son emprise (sans que ce soit volontaire de sa part, ni qu’elle en ait conscience). C’est ce que j’ai cru en tout cas, c’est tout frais donc en terme de manipulation/emprise il faut plus de recul pour en être certaine mais c’est dans ce contexte que ce rêve arrive. Cette thérapeute est extrêmement féminine. Je me sentais incomprise et je ne comprenais pas ce qu’elle me disait, prenant énormément de temps pour dire une chose banale et jamais directe ce qui me posait problème (étant d’un naturel très direct, ce qui me nuie car les gens se sentent parfois agressés). J’ai alors pris cela pour un exercice pouvant m’apprendre à comprendre les gens qui parlent de manière compliquée pour moi et m’apprendre à m’exprimer de manière moins directe, d’où le temps long pour moi, qui a permis la mise en place d’une emprise ou d’une manipulation (me dis-je aujourd’hui).

Difficile de ne pas voir ici des symboles sexuelles : fleurs et noix, organes féminins et masculins. Si je fais le rapprochement avec cette thérapeute, les fleurs sont de taille démesurées (comme sa féminité par rapport à moi), j’ai lu que le bleu pouvait signifier « le passage de l’inconscient au conscient et l’homme qui suit les chemins de l’évolution ». Une plante appelée galicia n’existe pas selon mes recherches, le terme galimatias signifiant un langage incompréhensible, est vite arrivé et prend sens au vu de nos problèmes de communication mutuels avec cette thérapeute. (mais alors pourquoi insister sur le terme et le sc ? bon, pas claire mon histoire). Les noix quant à elles sont dans une coque démesurée mais elles mêmes sont de taille normale. J’ai également vu que les noix avec leurs 2 cerneaux symétriques pouvaient représenter l’harmonie du féminin et du masculin.

Au réveil, je pense que la femme qui est à mes côtés dans le rêve est peut être ma mère, mais je n’en suis pas certaine. Je dis ma mère manipulatrice perverse, ce qui rajouterait de l’eau au moulin de cette histoire de manipulation par cette femme thérapeute ( ?).
Pourrais je conclure de ce rêve, que ma rencontre avec cette thérapeute à la féminité exacerbée, m’a permis un certain équilibre entre féminin et masculin ? Que cela étant nouveau (supposons), je doive apprendre une nouvelle manière de vivre, communiquer, fonctionner (que sais-je) à l’instar des gens nouvellement installés dans cette ville et qui ne savent pas encore comment cela fonctionne, ou comment en récolter les fruits ?
Au réveil, je n’étais pas très bien, plutôt l’impression de quelque chose de très lourd. Toujours dans cette ambiance de manipulation…

J’ai l’impression que mes conclusions sont parcellaires et peut être fausses mais surtout qu’il doit y avoir bien autres choses.
Merci et bonne journée !


"il va leur falloir le temps d’apprendre" ; "Il y a très longtemps que je ne me souviens pas de mes rêve" ; "ce qu’elle me disait, prenant énormément de temps pour dire une chose banale et jamais directe" ; "d’où le temps long pour moi".

C’est un plaisir de vous retrouver, à travers vos rêves notamment, et cette notion du temps tellement particulière, inhabituelle pour la conscience, comme le temps de l’inconscient qui pour vous donne le rythme, un sujet d’étude pour moi, presque une fascination pour la notion de temps perçue différemment par la conscience (qui coupe, mesure, sépare...) et l’inconscient (qui réunit, distord, comme toujours au bord d’un trou noir).

Or le symbole des fleurs colle à cette notion du temps, temps qui passe comme fanent les fleurs, beauté de la vie inscrite dans la notion du temps humain. Car la beauté existerait-elle dans l’éternité ?

Un rêve en l’absence de rêve ces deniers temps, comme pour retrouver un soutien, ici ou ailleurs, à l’intérieur ou à l’extérieur. Ici effectivement, ce rêve trouve toute sa place. Un rêve pour se retrouver, comme si l’inconscient cherchait à prolonger l’expérience d’un endroit où se dire.

Le masculin, le féminin, vous pensez bien que j’entends totalement cela. Galiscia en revanche... Je viens d’apprendre que "ia" ajoute "intelligence artificielle" à Galice, mais je n’aime pas ce type de rébus (pour la conscience d’ailleurs, l’inconscient ne trouvant là peut-être qu’une tonalité douce, une poésie à laquelle nous restons hermétiques).

Voyez dans votre rêve comme tout ce qui est sec en réalité ne fait que cahcer des replis d’où peuvent émerger la vie. "un feuillé végétal qui se déplie", c’est beau ça, je ne comprends pas ce que cela signifie mais je sens que c’est beau, et vous, que ressentez-vous après-coup de vos images ?

"Il y en a à bonne maturation et d’autres toutes noires et ratatinés au sein d’un même feuillé". Cette capacité de faire coexister des opposés reflète la nature même de l’inconscient. Votre inconscient est là, vous êtes totalement vous-même, quel autre message attendre de ses rêves ?




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  • 20 janvier 2019

    Merci Olivier ! Trop contente d’être de retour ici aussi, comme vous le dites probablement le retour des rêves me semble soutenant. Et vos pistes sont d’une grande aide : tout d’abord le temps, évidemment j’avais bien vu avec les fleurs vives ou fânées, cette notion de temps, mais vous avez souligné le nombre de fois où j’évoque cette notion, ce qui m’avait échappé. Et je pense que c’est énorme et le centre d’un des messages ici. Je n’ai pas de notion de temps, je le sais, j’ai développé nombres de stratégies pour y palier et m’en sorts, je croyais plutôt bien. Or, je pense que l’incompréhension et les problèmes de communication que j’ai rencontré notamment avec cette thérapeute sont probablement là ! (et généralisables) Etant "hors du temps", quand qq chose se présente, je sors de cet "espace" le temps de dire ou faire ce qu’il y a à faire et retourne dans mon "non temps" (et basta, c’est fait, c’est dit bye bye). Ce que j’appelle ma communication trop directe. Or la plupart des gens ont besoin de situer la situation d’expliquer pourquoi par rapport à leur histoire, bla, bla. Cette partie du langage est exactement cela pour moi : du bla, bla ! Alors que pour la plupart des gens -qui sont dans la notion de temps "normale"c’est de la communication.(c’est d’ailleurs ce que j’ai dit à cette thérapeute, que j’avais l’impression qu’elle blablatait et qu’elle me demandait de blablater et n’en pouvant plus j’étais aller au maximum de mes capacités de blablatage. Elle n’a rien compris. Bien sûr ! moi même je n’avais pas compris que cela venait du pbl de temps. Merci de cette ENORME prise de conscience. Je me suis même permis d’aller bp plus loin et de regarder ma "paranoia" (le mot est excessif, mais enfin des fois je me demande !) face aux manipulations. La toute 1ère "manipulation" serait de nous faire admettre dès notre arrivée sur terre que nous sommes des êtres se situant dans le temps, et uniquement dans le temps. Alors que (ce n’est que mon intime conviction évidemment ), on vient on ne sait d’où, mais d’un endroit non assujetti aux mêmes règles de temps qu’ici et on vient passer un moment ici faisant cette expérience temporelle. Et si, pour une raison inconnue, cette appartenance initiale au "non temps" n’avait pu se couper chez moi ? ou que je l’ai refusée ? alors l’appartenance au temps et la communication qui en découle ne peut me sembler que manipulatoire...? Je ne sais pas si c’est clair, mais ça ne me semble pas totalement dénué de sens (ceci dit, ce ne sont que des vues de l’esprit et ça ne sert pas à grand chose, mais ça m’est venu, alors je l’dis !).
    La manière dont vous parlez des feuillés présents dans la bogue géante, m’a immédiatement fait penser aux brins d’adn, qui se déplie et dont une partie dont on ne connait pas les fonctions est appelée adn poubelle (au lieu d’adn incompris !) et c’est peut être cela : je découvre des parties qui étaient incomprises et qui cohabitent avec les parties bien "vivantes" comprises en fait. Bref, peut être suis je en train de parvenir à faire cohabiter ces 2 notions de temps et faire une place consciente à celle que je ne comprends pas vraiment ?
    reste le mystère du terme galiscia. J’ai rechercher l’origine du sc pour faire le son s, mais n’ai pas trouvé. intelligence artificielle, je ne sais pas, les fleurs démesurées sont ce que je vois en 1er, et l’"adn" à dérouler se trouve derrière la haie de galiscia. Ce féminin très visible ne serait qu’une intelligence artificielle et la profondeur se trouve derrière "cachée" dans les replis qu’il faut prendre la peine de dérouler ?
    voilà toutes mes tergiversations ! encore merci et bonne journée

    • 22 janvier 2019

      sc, j’ai cherché moi aussi, sc ça ou est-ce que ce n’est pas cela ? En fait, ce mot reste comme la promesse d’autres choses à découvrir.

      Ce que j’ai souligné, je le formule aujourd’hui différemment, à partir de votre phrase : "Et si, pour une raison inconnue, cette appartenance initiale au "non temps" n’avait pu se couper chez moi ? ou que je l’ai refusée ?" Moi elle me praît évidente pour vous, cette phrase, comme énoncer quelque-chose de profondément vrai en vous, inconscient seulement en partie, car cela a déjà accédé à la conscience, lors de l’un de vos rêves éveillés. Vous vous souvenez, le Bouddha qui flotte dans l’espace, hors du temps, autant dire confondu avec le Soi, l’inconscient, et vous qui devez vous incarner, le quitter pour la Terre, pour la conscience et le temps, vous souvenez-vous de l’émotion liée à cette séparation ?

    • 22 janvier 2019

      bien sûr je me souviens ! mais je n’avais pas fait de lien avec une notion éventuelle de "manipulation" ni de langage inadapté

    • 23 janvier 2019

      Plus qu’avec la notion de manipulation, ce rêve éveillé traduisait me semble-t-il votre impression de planer avec Bouddha dans le monde inconscient, hors du temps, et de vivre comme une déchirure l’incarnation, l’obligation de vivre sur Terre, dans le temps et la conscience. Que ce rêve permettait de rejouer cette incarnation qui ne va pas de soi, et que Georges Romey dans sa pratique du rêve éveillé avait parfois observé (rapprochant certains symboles de cette thématique).

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