Signification rêve

Rêves en vrac : un seul message ?

La veille de ces rêves (hier !) j’ai souhaité que ma nuit m’apporte des réponses sur une situation actuelle dans laquelle je me sens très partagée et dubitative ce qui me rend difficile de savoir quelle posture adopter et qui serait la plus juste pour moi.

Mon vœu a été exhaussé ! Mais....Au réveil je me retrouve avec plusieurs petits rêves tombés en vrac dont je vous demande, si vous le voulez bien, de m’aider à en extraire le fil conducteur. Aussi désordonnés qu’ils paraissent, il me semble qu’ils constituent un même et seul message décliné sous plusieurs formes pour mieux y accéder… ou me perdre. Pourriez-vous m’apporter de quoi m’y retrouver s’il vous plaît ? Merci par avance de votre attention.

Le contexte de ces rêves semble toujours celui de l’appartement où je vivais enfant de 3 à 16 ans dans un grand immeuble HLM. Je vivais au 13ème étage sur 15.

Une amie (elle ressemble à mon amie d’enfance conjuguée à une amie d’aujourd’hui) m’interpelle sur le fait qu’il y a des éléments dans la chevelure de ma fille cadette dont elle est la marraine. Elle me dit que ceux sont les traces d’ingrédients toxiques du shampooing que nous utilisons. J’y regarde de plus près avec elle. J’ attrape ce qui ressemble à une chouette miniature de la taille et l’aspect d’un papillon de nuit entre l’aspect d’un éphémère (manne) et celui des plus gros dont je ne sais le nom. Cet élément est de couleur clair/obscure dans les beige et marron, ailes fragiles et veloutées avec un corps et une tête minuscule de chouette. Je trouve que mon amie s’inquiète pour pas grand-chose et qu’il n’y a rien d’effrayant et rebutant à la vue de ce petit animal que certes je retire de la chevelure de ma fille mais préfère attendre, le tenant entre deux doigts, qu’il expire de lui-même. ça me rappelle des débats au travail sur les poux ! Je trouve souvent que le rejet les concernant est exagéré.

Dans le four (mon nouveau four mais dans mon appartement d’enfant) j’ai mis à cuire plusieurs gros poulets fermiers. Je vois leur peau blanche et rose. Vient le temps de les arroser d’huile chaude pour les faire dorer. C’est ainsi fait. Ils se transforment alors en sorte de petits porcinets humanisés qui se tiennent la main et s’appuient sur la paroi du fond du four pour supporter ensemble la douleur de la brûlure. Je trouve la scène touchante dans le rêve. Je l’ai raconté à ma fille le matin et c’est plutôt le rire de l’absurde qui est venu.
Sous le four la porte de la machine à laver s’ouvre. Je vois la mousse, l’effervescence et referme la porte avant que l’eau ne déborde. Sentiment d’avoir frôlée la catastrophe. Je pense que ce n’est vraiment pas une bonne idée d’avoir installée un appareil ménager avec de l’eau sous un four.

Le carreleur qui actuellement s’occupe de travaux dans ma cuisine m’annonce la facture. Attablé il me fait le décompte de ce que je lui dois et je trouve que son tarif est excessif et je lui dis que je ne vois pas ce qui me vaut une telle note. Il s’applique cette fois debout appuyé sur le plan de travail à me faire un dessin d’une table et une chaise pour m’expliquer sa facture. Je trouve qu’il dessine vraiment très bien ces meubles en perspective. Il est bon dessinateur et la seule conclusion que j’en tire.

Je suis dans une course poursuite qui ressemble à un film que j’ai vu dernièrement « les affamées ». Film où règne une ambiance de fin du monde où des contaminés type zombis pourchassent les derniers survivants pour les dévorer. Ceux qui me pourchassent sont des troupes d’enfants. Je me réfugie avec d’autres dans une maison à étages (conseillée par une voix dont je ne sais d’où elle vient), que c’est le meilleur moyen de se protéger d’eux car ils ne rentrent pas dans les maisons. Avec ceux qui m’accompagnent nous montons jusqu’au dernier étage d’une vielle maison abandonnée de campagne américaine (le film est canadien). Au travers des volets et des fenêtres, j’entends leurs courses, leurs cris, toute cette agitation qu’il y a dehors. Un jeune garçon me scrute un moment en silence au travers de la vitre. Je pense à l’instant à une image d’un film de Peter Pan lorsqu’il guette Wendy par la fenêtre la nuit. Je suis, en même temps que tétanisée et pétrifiée par ce regard, touchée par sa sauvage innocence. Je sens sa décision de me laisser tranquille non parce qu’il ne peut m’atteindre mais parce qu’il veut m’épargner.

Je retrouve un groupe de quelques collègues de travail en bas d’un immeuble d’une grande ville. Comme plusieurs fois dans des rêves de ces derniers mois, on dirait une ville comme New-York mais peu de circulation. Il est très tôt. Lumière entre chien et loups comme on dit. Nous nous apprêtons à monter dans un Traffic (voiture 9 places) lorsque l’une d’entre eux me dit avoir entendu que nous avons été attaqués au 6ème étage et qu’elle ne s’est pas inquiétée sachant que plus on est haut moins il y a de craintes d’être attrapée. Elle me dit qu’ils étaient à des étages en dessous mais ne furent pas du tout ennuyés. C’est contradictoire.Je regarde la hauteur de l’immeuble et de l’étage où j’étais comparativement au leur. Un immeuble Haussmanien (Paris), où le 6ème semble dans les derniers étages. Le ton est à la plaisanterie et l’insouciance qui tranche avec l’épisode des zombis. Un autre de ces collègues fait un jeu de mots concernant ces attaques. Encore un peu sous le choc de cette tentative d’invasion (non d’évasion), je suis partagée sur comment prendre son commentaire. Je finis par comprendre l’humour qu’il contient et nous rigolons ensemble (je ne me rappelle plus le contenu de la blague). J’ai eu une discussion houleuse avec ce collègue dernièrement au travail bien que j’ai beaucoup d’estime pour ses qualités professionnelles.
Nous montons tous dans le véhicule l’humeur est redevenue « bon enfant » et je me sens soulagée.

Je me retrouve ce matin avec tous ces rêves en vrac. Je semble les avoir écrit dans un ordre qui me donnerait déjà une piste mais je ne suis pas sûre de les avoir rêvé dans cet ordre. Je vous demande si vous le voulez bien de m’aider à en extraire le fil conducteur. Aussi désordonnés qu’ils paraissent, il me semble qu’ils constituent un même et seul message décliné sous plusieurs forme pour mieux y accéder… ou me perdre. Pourriez-vous m’apporter de quoi m’y retrouver s’il vous plaît ? Merci par avance de votre attention.

A l’écrire il me semble saisir quelque chose de l’ordre de "frôler la catastrophe". Mais, est-ce une mise en garde, un avertissement ou une résolution qui m’encouragerait à être confiante dans ce qui se trame dans ma vie diurne ?


Je relis votre rêve, avec l’intention de répondre à l’un de ceux en attente, de plus en plus nombreux car je manque de plus en plus de temps, et je retrouve cette avalanche de rêves et votre demande d’un fil rouge (nom d’une collection du PUF que j’affectionne mais aussi élément de moquerie d’un formateur ce week-end qui soulignait l’absurdité de ces fameux fils rouge que les psychanalystes proposent à leurs patients sous forme d’interprétations). Bref, je sens bien qu’il y a là quelque-chose d’impossible, et en même temps votre demande consciente me semble parfaitement justifiée, puisqu’elle est. La conscience demande l’impossible, est-ce ce ressenti qui pourrait me permettre de commenter vos rêves ?

Oui, peut-être, car mon sentiment répété à la lecture de ces scénarios est celui d’une absence d’inquiétude face à ce qui pourrait arriver. Les animaux dans les cheveux, rien de grave, vous les écrasez tranquillement. La viande vivante dans le four, vous pouvez en rire. L’eau qui déborde n’aboutit pas à une catastrophe. La facture trop salée est discutée. Peter Pan vous épargne. Les zombies ne vous ont pas même trouvée.

Bref, avec vous, de vos rêves, transparaît une certaine sérénité. Et j’ajouterai que celle-ci est liée à l’acceptation d’une partie naturellement inquiétante, potentiellement dangereuse. L’Homme mange de la viande et la fait cuire, mais cela semble pour vous acceptable. L’Homme attire des parasites, mais dont vous gérez parfaitement la présence. Ce Peter Pan, il faudrait que je réfléchisse au symbole, il dit celui qui ne vieillit jamais, une distorsion par rapport au temps. Ce lien par le regard à Peter Pan vous isole et vous protège de toute l’agitation à l’extérieur.

Vous montrez, à l’intérieur, une sérénité qui vous protège de l’extérieur. Vous semblez dans une grande maîtrise de vos ressources intérieures. En fait c’est moins un fil rouge que le sentiment que donne vos rêves. Comme si ce sentiment se travaillait durant vos rêves. Comme si les rêves permettaient de développer nos sentiments et notre positionnement par rapport à la vie.




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  • 5 mai 2018

    Bonjour Olivier,

    Un grand MERCI ! Votre site et vos réponses sont d’une grande générosité et d’une belle intelligence ; intuitive et perspicace intelligence. Et comme je l’ai écrit sur Amazon concernant votre livre, "belle" car j’aime comme elle sait s’exprimer avec poésie.
    J’étais impatiente mais lucide sur ce que ce travail doit vous demander en temps parmi d’autres choses à faire donc surtout compatissante et reconnaissante. Je suis contente de vous lire aujourd’hui et de ce que je lis.

    Vous avez dégagé ce que je ne parvenais pas à faire seule, un fil rouge oui, celui de l’écriture de Soi ? Celui de nos sentiments plutôt que de notre Raison, celui du pulsionnel qui nous anime. Avec ces deux pôles Vie/Mort, Epanouissement/Destruction. Peut-être vous nommeriez cela autrement. Jamais l’un sans l’autre mais un équilibre à trouver, à toujours mettre en balance et faire pencher du meilleur côté sans rien rejeter de ce qui nous constitue (zombis et loup compris ! juste savoir les maintenir dehors).
    Cet équilibre trouvé conduit certes à la sérénité.
    J’ai pensé après avoir posté ce rêve, que l’épisode du four ramenait au conte du loup et des trois petits cochons (ce qui fait de moi le loup !). Peter Pan un conte aussi.Important dans ma mythologie personnelle.

    Ces rêves en vrac seraient un voyage dans le temps. Encore une fois ! (cf mon rêve "Voyage") Dans celui-ci, de l’archaïque, à l’enfance, à l’adolescence et à l’âge adulte. Dans l’autre, vous disiez que je voyageais dans le Temps des origines, des générations, etc. Des voyages, non par étape, par chronologie mais simultanément ce qui peut sembler une distorsion pour la conscience non ? mais l’"ICS n’a pas d’âge" (Freud).
    A regarder les rêves que j’ai déposé ici ces derniers mois et vos interprétations il s’y manifestent vraiment le positionnement et les sentiments que j’aimerais avoir par rapport à la Vie. Et, il semble que je ne suis pas toujours confiante, éveillée, qu’un équilibre a bien été trouvé, que la catastrophe est derrière ou gérable si elle survenait. Je suis sereine "dedans" et il n’y a plus à douter que ça s’en ressentira "dehors" sera le message que je retiendrai.
    Rien d’impossible pour l’Inconscient c’est peut-être ce que les psychanalystes au fil rouge tente de dire à la conscience de leur patient, qu’elle finisse par "croire en l’inespéré" disait A. Dufourmantelle.

    Bonne continuation ici ou là à vous.

    Anna

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