Signification rêve

Menstruation, ombre, mort ou origine ?

Donner plus de chair à l’anima.
C’est un rêve travaillé en séance et pour respecter le travail de tout thérapeute, je le note et j’en fais part avec le plus de détail possible, gardant ce qui m’évoquait le plus.
Vraiment, je ne sais pas comment elle a fait mais elle a su m’enseigner énormément de choses sur mon ombre quand moi je regardais l’or qu’elle est sensée cacher. C’est ce que je ressens.

Le rêve :
Le rêve commence alors que je suis dans l’appartement de ma copine, ce n’est pas celui qu’elle a dans la réalité, il est plus grand. Je viens de me réveiller d’un long sommeil où j’avais pris de l’extasy avant de dormir, je venais de rêver de personne zombifié, des humains tout à fait normaux comme vous et moi qui marchaient dans un parc la tête baissée mais ayant des yeux rouges fixés au sol.
Dans cet appartement, réveillé, je voyais un pyjama de ma copine semblable à une fourrure de chat, elle était au sol face à son lit et je le remettais dessus.
J’ai ensuite rêvé de tomber du ciel pour échapper à des robots, je tombais le ventre face au sol, il s’agissait d’avoir une assez bonne confiance en soi, de bien écarter les bras pour que le sol s’ouvre en rectangle et non pas pour ressembler encore plus à une crêpe une fois la chute accomplie. Ainsi le sol s’ouvrait à ma chute en forme de rectangle et j’étais réceptionné par de l’eau de mer juste à côté d’une immense falaise sur ma droite. Il y avait un ascenseur pour remonter, au cas où.
Mais arrivé au sol je sortais d’un bâtiment pour me diriger sur le trottoir de droite d’une rue où je croisais un homme que j’ai salué. "Salut Gros Tonny" lui dis-je à cet homme opulent, c’était un mafieux.
Suite à cela je suis dans mon appartement à moi. La chose que j’espère le plus en ce moment se produit : un colocataire vient habiter avec moi. On se fait nos places respectives tout les deux, l’ensemble de mes murs est repeint en gris et je prends une chambre dans une pièce. On s’entendra bien tout les deux.
J’entendis une voix à ce moment là au cours du rêve, venant de ma copine et disant "Tu fumes trop."
A cet instant je partis dans la pièce qui me sert de douche et face à mon miroir je me rasais l’entre-jambe. A coup de rasoirs mes poils pubiens rapetissaient et je me découvris une vulve quelque peu étonné de la chose. Au niveau de la grande lèvre externe droite il y avait un long poil que j’ai laissé sans lui donner aucun coup de rasoir de peur de me blesser. L’ensemble des autres poils eux ne faisaient pas plus d’un cm. J’ai cru également discerner une tête dans mon dos qui elle était pleine de cheveux.
Assis sur un canapé tout à gauche de celui-ci, dans le salon d’un appartement, j’ai un chien noir allongé sur ma droite, une fille que je pense être ma copine qui a la tête au niveau de mon sexe et un garçon, celui qui avait la tête pleine de longs cheveux à ma gauche lui aussi la tête au niveau du sexe. J’ai l’impression que ma copine va étouffer entre eux deux.
C’est là que ma sœur arrive face à moi, face à nous tous en fait, et s’écrie de me lever. Tout ceux qui étaient au niveau de mon entre-jambe partent alors et je remarque au sol des tâches mi rouges mi marron que je prends pour des menstrues. Je pressent également à cet instant la présence du copain de ma sœur non loin.
La fin du rêve se déroule au niveau d’un immense amphithéâtre, un professeur de latin fait cours sur l’interprétation d’un rêve que je lui ai soumis. Un immense tableau vert fait face à tout ces bancs pour étudiants et lui écrit deux trois choses à la craie blanche tout à droite. Je décide de partir de son cours, le réfutant. J’arrive alors dans une petite pièce qui était l’entrée de cet amphithéâtre et je ne sais plus trop ce que j’y fais. Deux anciens amis du collège arrivent. Un étudiant est devant moi, il porte une chemise blanche et veut réussir son concours de PACES. Les autres qui sont restés dans l’amphithéâtre vont passer un examen.
C’est alors que je vois une bande vidéo en noir et blanc faire de la propagande pour l’armée, un homme apparaît et je me demande qui ce peut bien être.
Everlast est le chanteur que j’y reconnaîs une fois le rêve finit.

Et que disait cette séance ?
J’y suis arrivé avec 1h30 d’avance, très empressé et je pense qu’on peut appeler ça un acte manqué. Aussi si un des sujets de la séance a été la relation au père j’ai fait plein de lapsus en restant fixé dessus inconsciemment. Or habituellement je fixe, totalement consciemment sur les relations de la sœur. De l’anima car j’ai dis (injonction et non question) à mon père de ramener sa copine à la maison.
Bref, ce rêve traite de l’anima. Sortant d’un long sommeil sous drogue (qui nous permet d’être plus nous-même peut-être ? je le ressens rarement comme ça dans la réalité) je permets à la copine de redevenir elle-même (je lui rends sa féminité, son pyjama).
Et je sors du mental, du très haut dans le ciel, échappant à des robots (j’y identifiais mon père, mais c’est peut-être de la projection ; le robot nous conviendrait à tout deux) pour plonger dans la mer, faire une recherche dans l’inconscient. Je peux toujours remonter en haut au cas où, ça semble positif après une recherche de soi.
Cette recherche de soi justement me fait rencontrer la part de moi qui s’en fiche des règles, le mafioso ; une attitude rebelle face au surmoi. Et là je fais un lapsus : "ce qui est rebel c’est de se souvenir" et non "de s’ouvrir", se souvenir de l’incompréhension face au père donc voulait signifier le lapsus.
L’arrivée du colocataire signe la bonne entente avec soi-même, ce qui est totalement positif même s’il y a ce gris sombre.
Je m’afflige la castration, me découvre même une vulve : mon anima. C’est là qu’il faut donner du corps ! Et elle m’explique (c’est très aimable de sa part) comment s’installe une projection : plus on se sent rejeté plus on rejette. Ce cercle vicieux sera à retourner en cercle vertueux de nombreuses fois, à commencer par le père, et là il va falloir insister assez.
Je ne sais pas trop ce qu’est ce poil sur ma lèvre droite, peut-être ce gros Tonny du début et la rancœur que continue de trahir mon lapsus "l’attitude rebelle est de se souvenir". Derrière moi, mi caché est le garçon plein de cheveux, viril donc, que je suis en train de retrouver, et ça répond bien à ce gris.
Viennent les tâche de menstrues après le cunnilingus et la sœur qui s’écrie. Or vous avez déjà fournit un gros travail pour cette petite scène appelé La castration et la Mort puisque perte de sang d’un homme évoque la mort avant la menstrue (cycle : lune mer mère et son influence sur mon inconscient, or je m’étais ouvert à la mère il y a quelques mois et j’ai rencontré son amant et ses fils). Je me suis toujours accroché à un espoir : que ma sœur reparle à ma mère ; en m’y accrochant l’ombre se déploie, la névrose s’installe.. la fin de votre article concorde à cet acharnement conscient sur la sœur qui ici montre le sang, la mort. Alors que moi au final j’y vois pas ça du tout...
Et je pressens la présence de son copain pas loin, son animus à elle.

Comment interpréter cette fin de rêve ? Dois-je voir en le prof de latin, vous, ou bien mon père ? Un peu des deux sans doute mais c’est bien à réfuter que s’acharner à se donner ainsi, les yeux fixés sur la relation mère-fille c’est la mort. Or c’est bien cela qui me fais voir la vie dans les extrêmes, le noir et blanc et la propagande pour l’armée, avec un chanteur dont la dernière musique que j’ai écouté était d’ailleurs celle d’un homme qui ne pouvait pas faire rester sa femme. Il a sa guitare sur le dos, on peut imaginer que c’est une autre femme qu’il s’en va faire chanter plutôt que ma copine. Mais si j’étais seul, je suis sûr que ce serait avec elle que je resterai, histoire d’être sûr que l’oedipe soit finalisé.

C’était compliqué de mettre en rapport votre article à ce rêve, je reste vraiment fixé sur comment est-ce-que mon devenir à moi peut influencer celui de ma grande sœur, c’est l’or que je cherche dans mon ombre et au final l’énergie semble être celle de devenir qui je suis déjà, de rester chez moi, avec la femme que j’aime déjà.
Pffffiou, merci beaucoup pour votre travail !


"Sortant d’un long sommeil sous drogue (qui nous permet d’être plus nous-même peut-être ?" : ou l’inverse. Posez la question à un bouddhiste, il sourira simplement.

La fin de ce rêve, et la recherche de celui-ci, est peut-être la recherche des différentes parties internes : de l’ombre, du féminin en soi (de l’anima), du masculin. Il est étonnant qu’à la fin les 4 parties apparaissent ensemble, deux entre vos cuisses, l’autre étant votre sœur : le masculin et le féminin, et leur ombre respective. L’intégration de l’ombre passe par la reconnaissance du sexe féminin en vous.

Tout cela m’intrigue, car c’est le féminin qui, comme dans votre rêve, est un phallus qu’on se donne ou pas : c’est le pyjama (re)donné à votre copine, c’est ce sexe que vous vous installez entre les jambes le temps du rêve, pour essayer. L’objet détachable, normalement, c’est le phallus. Ici c’est la vulve. Je trouve cela étonnant, en même temps que très normal finalement. Mais c’est la première fois que je rencontre l’image, qui mélange castration certes, mais aussi reconnaissance. Or la castration est bien le passage obligé vers la reconnaissance des sexes dans leur différence.

Enfin, tout cela, c’est du latin ! Et dans l’opposition marquée au professeur il y a une opposition au masculin en général, au masculin qui impose comme à l’armée, à la Loi inscrite au tableau, contestable maintenant que le féminin est pleinement intégré. Or c’est en intégrant son féminin que l’homme peut pleinement accéder à sa masculinité. C’est via la mère que l’enfant accède, symboliquement, à la loi du père (rencontre le Nom du père).




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