Signification rêve

Ascenseur

Changer de niveau avec l’impression que notre corps est emporté vers le bas où le haut, ce sont les bases de l’interprétation du symbole de l’ascenseur.

Prendre l’ascenseur ou l’escalier

L’ascenseur a le même rôle que l’escalier, or ce dernier a été classé parmi les directions, car parfois l’escalier est sans fin, et prend alors place dans un rêve traitant de l’angoisse métaphysique, du devenir de tout homme.

De la même façon, l’ascenseur onirique peut nous donner l’impression de ne jamais s’arrêter, de poursuivre sa course sans que l’on sache jusqu’où, ni ce qu’il y aura après. Lorsque le réveil a lieu dans cette incertitude, laissant alors l’impression d’un cauchemar, il faut se rendre à l’évidence que l’inconscient nous conduit à cette réflexion sur la finitude de la vie terrestre, et vers l’acceptation de notre incertain devenir. Ce n’est pas un cauchemar, c’est la vie, et elle est à accepter en entier.

Vers le bas ou le haut

Que l’on aille vers le bas ou vers le haut, l’ascenseur est mouvement. Or le rêve traduit nos évolutions intérieures. Un rêve d’ascenseur indique donc une activité psychique évidente, la recherche de nouvelles connexions neuronales, de nouveaux étages à explorer.

Ainsi, l’ascenseur peut ne pas avoir de signification particulière, il est alors simplement l’image qui correspond à l’activité de notre cerveau durant le sommeil paradoxal, activité aussi intense voire davantage que durant notre éveil il faut le rappeler, alors même que notre corps n’exige aucune énergie particulière.

Rêve ascenseur bloqué

Aussi, lorsque l’ascenseur est bloqué, on obtient l’image d’un blocage psychique, d’une résistance. C’est alors les raisons de cet immobilisme, de cet arrêt à un étage donné qui est à rechercher dans l’explication du rêve.

Si le numéro de l’étage où l’on reste bloqué est connu, alors il est intéressant parfois de se reporter au dossier "nombres" de notre dictionnaire des rêves. Une autre possibilité, s’interroger sur le fait dénoncé par ce chiffre. Par exemple, si le rêveur reste enfermé dans la cabine d’ascenseur au 12ème étage, celui-ci pourra s’interroger sur un évènement qui aurait eu lieu il y a 12 ans, ou quand il avait 12 ans.

Chercher le bon étage

Dans sa façon ne nous porter presque magique, l’ascenseur nous fait spectateur de nouvelles connexions, comme si nous recherchions durant le sommeil un nouvel étage à explorer, un nouvel état de conscience.

Passer de la conscience à l’inconscient, de la conscience au subconscient, du subconscient à l’inconscient, d’un niveau du subconscient à un autre, voilà les ajustements que l’ascenseur nous proposerait. Avec l’ascenseur, on cherche où s’arrêter, et souvent la machine décide pour nous, il faut alors se confronter à l’inconnu, à notre réalité inconsciente, explorer ces profondeurs qui nous inquiètent et nous attirent, tout au fond du sommeil.

Là encore on comprend l’origine de cauchemars utilisant l’ascenseur pour dire notre peur inconsciente d’aller dans ces zones obscures, mais par lesquelles il faut obligatoirement passer pour découvrir son âme. Passer par le noir pour découvrir le blanc, puis le rouge, on retrouve le chemin initiatique proposé par les alchimistes déjà. Et l’ascenseur nous conduit souvent vers le noir, vers la terre, dans des sous-sols où jamais nous ne nous serions risqués autrement.

Exemple de rêves d’ascenseur

Le casting

J’accompagne une amie à un casting musical. Elle a avec elle beaucoup d’instruments de musique volumineux et encombrants. On doit aller au 4e étage. Le hall est une large pièce carrée, les escaliers en font le tour, le long des murs. Au centre, un ascenseur, ou plutôt une plate-forme, comme un grand monte-charge, sans parois. L’espace est grand et lumineux.

On fait un 1er voyage ensemble, je la laisse au 4e et entame le 2e voyage seule. Je remonte sur la plate-forme avec le reste des instruments, mais c’est très difficile d’accéder au 4e étage. Je monte facilement au 2e, puis je sens que l’ascenseur peine, atteint difficilement le 3e et retombe au 2e.
Je peux sentir la chute. J’essaie plusieurs fois, mais je retombe toujours au 2e étage.

Finalement, je lui "jette" les instruments dès que je sens que l’ascenseur est monté le plus haut possible.

Cet ascenseur permet de souligner la symbolique des chiffres. Il ne permet pas d’atteindre le 4, ou plutôt une seule fois, pour en prendre conscience, pour montrer que cela est possible, mais ensuite il faudrait y parvenir par soi-même. Le 4, c’est la totalité. Au lieu de cela, l’ascenseur retombe vers le 2, et peine à atteindre le 3. Entre le 2 et le 3, il y a l’œdipe. C’est ce blocage qui est symbolisé dans le rêve, cette chute, cette régression qui empêche d’intégrer pleinement les pulsions œdipiennes.


Ascenseur et sueurs froides

Depuis quelques nuits, je fais ce même rêve qui me perturbe de plus en plus.

Je dois prendre l’ascenseur pour sortir de mon immeuble. Il n’y a pas de lumière dans l’ascenseur mais comme il fonctionne je décide de le prendre. Je descends alors mes six étages dans le noir.

Une fois au-rez-de-chaussée, la lumière qui ne fonctionnait pas s’allume. Elle est aveuglante et me fait mal aux yeux, je commence à me sentir mal à l’aise. Derrière moi, il y a un miroir. Je me retourne pour me regarder comme je le fais habituellement avant de sortir de l’ascenseur. Je n’ai pas de reflet, ce à quoi je ne prête pas attention mon but étant de sortir.

Au moment ou je veux ouvrir la porte de l’ascenseur pour sortir, il se met à descendre de plusieurs étages d’un coup très rapidement. Il n’y à normalement qu’un sous-sol dans mon immeuble et pas d’autre étage plus bas.) Je commence alors à paniquer et me retrouve dans un coin de l’ascenseur totalement démunie, tremblante et ne sachant pas quoi faire.

L’ascenseur finit par s’arrêter. La pression redescend mais j’ai à peine le temps de retrouver mes esprits et d’essayer de comprendre ce qu’il vient de m’arriver que l’ascenseur se met à vibrer violemment et la lumière à clignoter au rythme des vibrations. Finalement assise, en boule et recroquevillée sur moi-même dans le coin de cet ascenseur déchainé je suis sur le point de pleurer quand le visage de mon père (ayant perdu ma mère très jeune, il est la seule famille qu’il me reste) apparaît entre deux flashs provoqués par la lumière.

L’ascenseur finit par s’arrêter de vibrer et la lumière de clignoter. Mes yeux se sont d’ailleurs habitués à la lumière qui ne me fait maintenant plus mal, je me sens moins paniquée, voir apaisée mais j’ai toujours la sensation que quelque chose ne vas pas, c’est à ce moment que je me rends compte que je suis entrain de rêver mais décide de ne pas me réveiller pour "voir" la suite.

Je finis toujours par me réveiller dans le même état de stress que dans le rêve à ce moment là. Il arrive parfois que je finisse par me diriger vers la porte pour enfin l’ouvrir sachant que cette fois j’arriverais enfin à sortir, seulement je me réveille toujours avant.

En espérant que vous pourrez m’aider à avancer dans l’interprétation de ce rêve.

Avec cet ascenseur, il faut bien avouer que vous allez le plus profondément possible en vous-même, et vers l’angoisse que cette descente provoque. On retrouve d’ailleurs des détails typiques des fils d’horreur, la lumière qui vacille notamment. La lumière, la dernière étape du processus d’individuation décrit par Jung, qui clignote, comme pour attirer l’attention. Je comprends donc un tel rêve comme un appel de l’inconscient, à s’ouvrir à la psychologie des profondeurs (encore un terme jungien, plus détaillé dans un autre dossier de ce site).

Le visage de votre père, de votre bonne mère, les deux étant peut-être confondus dans votre histoire, apparaît pour vous rassurer, vous accompagner jusqu’à la porte à ouvrir, un jour, les yeux grands ouverts.

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