Signification rêve

La maison hantée qui ne fait pas peur

Le rêve commence dans un bus, je suis à côté de mon frère avec qui j’ai une discussion animée. Il tient un plan dans ses mains et dit des arrêts en suédois.

(Nous sommes partis en Suède à la fin de l’été tous les deux et avons pris de nombreux bus et stations de métros mais aussi un bateau pour nous rendre au parc d’attraction où mon frère n’a pas voulu entrer dans la maison hantée car il avait trop peur).

L’arrêt où nous devions descendre passe sous nos yeux et mon frère me demande d’aller voir auprès de la conductrice qu’elle est le prochain arrêt. Je lui demande "pourquoi moi ?" ne sachant pas parler anglais et ne connaissant presque aucun mot de suédois et il me répond "parce que tu es une enfant ça passera mieux" (sa phrase préférée dès que nous avons un problème commun).

Je me lève donc et pars parler à la dame qui arrête le bus et nous laisse descendre. Nous nous retrouvons devant une grande maison blanche et mon frère dit que c’est une maison hantée. Nous devons prendre un autre bus pour rejoindre l’aéroport puisque c’est la fin du voyage mais il me dit que si je veux aller y faire un tour je peux y aller et qu’il attendra dans le bus.

J’entre donc dans la maison où il y a déjà beaucoup de monde, celle-ci n’a rien d’effrayant et ressemble plus à un magasin de style Ikea que nous avons visité là-bas.
Je me dépêche de faire le tour du rez de chaussé en passant à travers les différents groupes réunis à cet étage finalement ennuyeux puis je trouve un escalier blanc. Peut-être que celui-ci mène à la véritable maison hantée.

Je monte mais fut vite coupée dans mon ascension par un étourdissement. Je m’arrête quelques instants avant de continuer la montée en m’accrochant au mur. Arrivée en haut je me rends compte que tout le mobilier ici est noir. Je passe par plusieurs pièces avant qu’un second étourdissement ne m’arrête dans un couloir. Face à moi deux femmes : une blonde petite dans une tenue plutôt stricte parle à une femme plus grande : cheveux bordeaux, une longue robe noire. Quand elles se tournent vers moi en continuant leur discussion j’observe plus en détail la femme à la robe noire. Son visage porte une balafre du haut de l’œil gauche jusque sur le côté droit de son cou. Elle sort un couteau et le jette dans ma direction en criant mais je m’évanouis au même moment je crois qu’elle m’a ratée.

Plus tard je me retrouve à courir vers le bus pour rejoindre mon frère et rejoindre la France.


Vous notez la confusion entre masculin et féminin au début du rêve. Toutes les fonctions d’action qui relèvent du masculin, qui devraient incomber au frère, sont prises en charge par le féminin.

Or ces scènes semblent correspondre à une réalité. Parce que vous êtes une enfant il faudrait que vous teniez le rôle masculin que votre frère ne peut tenir ? Il y a là un système relationnel qui ne semble pas très sain.

Or si le masculin doit se constituer par compensation des manques des objets externes, le féminin ne peut pas vraiment se développer. D’où peut-être cette image d’ambivalence, entre la femme blonde et la femme à la balafre.

Mais à ces commentaires tirés d’une logique purement jungienne, il faut ajouter un étonnement face à cette femme blonde. Comment peut-elle laisser l’autre, celle aux cheveux bordeaux, vous jeter son couteau ? Comment expliquer l’inaction de cette autre femme ? Pourquoi ce laisser-faire ? En raison de son côté strict ? Bien comme il faut peut-on dire ? Que pensez-vous de cela, quelle impression gardez-vous de votre rêve ?

Il est étonnant votre titre, comme si vous n’aviez pas le droit à la peur. D’ailleurs, à la fin du rêve, vous échappez à la peur en vous évanouissant (ou en vous réveillant).




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